Sorti il y a deux ans, The Drop Crisis aura été l’une des récentes bonnes surprises françaises en matière de rock instrumental. Could Seed revient donc avec ce Terminal prenant naturellement sa suite, soit un post-rock aux envies plutôt larges…
Sur ses sept nouvelles compos aux titres alliant mythologie et autres figures ancestrales, les quatre manceaux remettent le couvert de fort belle manière, liant une fois de plus leurs notes pleines de douceur à des incartades plus « dures » (l’introductif « Atlas » où les riffs s’épaississent à bien des moments), les mélodies émotionnelles et expressives manœuvrant aux avant-postes. Et une fois de plus, ces dernières s’avèrent aussi saisissantes que chez les cadors du genre…
Si le groupe cite judicieusement Russian Circles et This Will Destroy You, on ajoutera au niveau des « ressemblances » (comme sur ma chronique précédente) les néozélandais de Kerretta pour leur faculté à placer de très solides passages mathrock (le massif « Pangea ») entre deux atmosphères plus paisibles. Particulièrement à l’aise pour les transitions passant de douceur à des plans groovy et techniques (« Druids »), Could Seed se plait à alterner ses plans quand bon lui semble, la légèreté se transformant soudain en masse plus inquiétante (« Orion »), les textures s’évaporant ensuite dans un dénuement inattendu.
Terminal se révèle vite addictif grâce à son alliance de sérénité et de grooves, ces sept nouveaux titres créant un tout aussi dynamique que sinueux. Un superbe moment de temps suspendu.
Could Seed
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