Spinnerette – Ghetto Love (Ep)

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Style: rock hybrideAnnee de sortie: 2008

En 2003, Coral Fang, troisième album des Distillers, imposait enfin le punk-rock du groupe et faisait de Brody Dalle une star. En toute logique, les Distillers se sont séparés. Un mariage avec Josh Homme et un accouchement plus tard, et voilà que Brody disparaît de la scène musicale.
Alors quoi ? Tranquille mère au foyer, la punk-rockeuse ? Naaaaaan. Brody Dalle et son complice Tony Bevillacqua (guitariste rescapé des Distillers) prenaient simplement le temps de composer l’identité musicale de leur nouveau groupe : Spinnerette.
Et maintenant que nous sommes enfin en présence de ce Ghetto Love, premier EP digital, qu’est-ce qui se passe ?

Ben déjà, on se rend compte que Spinnerette n’a plus rien à voir avec les Distillers. On pourrait très facilement reprocher à Brody Dalle d’avoir joué du punk pendant son mariage avec Tim Armstrong (Rancid), avant de se tourner vers un rock hybride dans l’esprit du groupe de son actuel mari (Queens Of The Stone Age, pour ceux qui ne suivraient vraiment rien). D’ailleurs la production est créditée à Alain Johannes mais on jurerait entendre la patte de Josh Homme (le son de basse, au hasard). Mais ce serait dommage de s’en tenir à ça.

D’abord parce qu’on voit mal Brody Dalle en épouse soumise, imitant gentiment son mari. Ensuite parce que sur les quatre titres de cet EP, Spinnerette affiche un son plus pop, teinté de petites touches électroniques. Cette orientation aurait plutôt tendance à rappeler les (quelques) meilleurs moments des premiers Garbage. En particulier sur « Distorting A Code », fausse balade pop-rock où la voix de Brody Dalle se fait réellement douce. C’est d’ailleurs un autre constat : fini les hurlements viscéraux et cathartiques entendus chez les Distillers. Brody ne crie plus que sur les chœurs du morceau « Ghetto Love ». Même sur « Valium Knights », seule véritable cavalcade rock’n’roll de l’album (malgré ce que laisserait penser son titre), elle préfère maîtriser sa gorge et tracer une ligne de chant accrocheuse.

Voilà pour la forme, mais qu’en est-il réellement sur le fond ? Eh bien, il faut admettre que les quatre morceaux présentés s’écoutent plutôt avec plaisir, sans toutefois être renversants. Les mélodies sont bonnes et les refrains catchy, mais il en faudra peut-être plus pour totalement s’imposer sur la longueur d’un album. On l’attend donc de pied ferme.

  1. ghetto love
  2. valium knights
  3. distorting a code
  4. bury my heart
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