Greenleaf – Echoes from a Mass

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Style: Stoner & Groovy Rock aux accents bluesyAnnee de sortie: 2021Label: Napalm Records

Je suis loin d’avoir tout suivi du parcours de Greenleaf monté en 1999/2000 apparemment d’abord comme un side project par des membres de Dozer (que je connais assez peu également), avant de devenir le projet prioritaire pour ces membres. C’est sans doute que mon goût pour le stoner n’est que très modéré, et que je n’ai jamais cherché à me frotter à de nombreux groupes du genre. Mais voilà, ce nouvel album sorti cette année s’est vite imposé comme une véritable révélation pour moi, alors même que je les ai en fait découverts (quelques jours avant) avec le très bon Hear the Rivers sorti  en 2018.

Prévenons immédiatement que l’impression première de classicisme apparent qui peut faire à tort penser à Greenleaf comme à un simple groupe de plus dans le genre, nécessite quelques écoutes pour être dépassée, et pour qu’il devienne inévitable de succomber devant des joyaux comme ce putain de « Love Undone » avec ces riffs de 30 tonnes et son refrain imparable ( comme sur celui de « Hang On » qu’on aurait pu citer également dans ce registre). Le rock de Greenleaf est en effet avare d’effets de manche, mais peu importe, car cette musique aux accents bluesy mais qui reste d’abord rock, un rien stoner aussi, fait follement taper du pied et dodeliner de la tête. Il y a quelque chose d’à la fois simple et incroyablement bonnard et jouissif chez ces suédois qui donne le smile et évoque d’ailleurs davantage les grands espaces américains et la chaleur du désert (on aime particulièrement ce petit passage fumeux au son typiquement stoner à la fin de « Bury Me My Son »), que le froid et les hivers sans soleil des scandinaves.

Rien ne manque, entre cette basse chaude (« Bury Me My Son »), les riffs de mamouth de la guitare, et aussi ce putain de batteur qui enchaîne les roulements de futs avec une dextérité jouissive comme sur « On Wings of Gold » mais surtout sur le monstrueux « Needle in My Eye » sur lequel la batterie et la guitare copulent de façon tellement jouissive… Rhaa c’est trop bon putain!

N’oublions pas la voix chaude et groovy d’Arvid qui m’a parfois fait penser à celle du chanteur des new-yorkais de Highly Suspect avant que ces derniers décident de se mettre à tapiner et à faire de la merde. Même régulièrement gorgée d’effets de reverb elle produit son effet, et fait d’ailleurs parfois penser à celle de Dave Eugene Edwards (Wovenhand évidemment) comme lorsqu’elle se fait shamanique sur le superbe final « What Have We Become ».

Bref, Greenleaf n’a théoriquement rien de plus que d’autres groupes (américains) du même genre, mais voilà il y a une sorte de magic touch chez ces suédois qui fait de cet album, une putain de bombe atomique surjouissive que les amateurs de Clutch ou Queens of the Stone Age seraient bien inspirés de ne pas ignorer, au risque de passer à côté d’un des meilleurs albums de l’année dans ce genre.

Tracklist :
01 – Tides
02 – Good God I Better Run Away
03 – Needle in my Eye
04 – Love Undone
05 – Bury Me My Son
06 – A Hand of Might
07 – March on Higher Grounds
08 – Hang On
09 – On Wings of Gold
10 – What Have We Become

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

krakoukass a écrit 997 articles sur Eklektik.

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