Guano Apes – Bel Air
Chronique Rock Popisant

Guano Apes – Bel Air

krakoukass
krakoukass
Auteur
27 mai 2011
il y a 15 ans
4 commentaire s
2,911 vues
Année de sortie
2010
Note

Et ben… J’avoue que je les croyais enterrés les allemands de Guano Apes. D’autant plus qu’il me semblait bien avoir aperçu que la chanteuse Sandra Nasic, apaisée, s’était lancée dans une carrière solo, abandonnant ses acolytes… Pour rappel, en 1998, Guano Apes c’était ça : Soit finalement de la fusion, et une sorte de réponse allemande […]

Guano Apes – Bel Air

Et ben… J’avoue que je les croyais enterrés les allemands de Guano Apes. D’autant plus qu’il me semblait bien avoir aperçu que la chanteuse Sandra Nasic, apaisée, s’était lancée dans une carrière solo, abandonnant ses acolytes…

Pour rappel, en 1998, Guano Apes c’était ça :

Soit finalement de la fusion, et une sorte de réponse allemande plus ou moins aboutie, à KoRn et Rage Against the Machine et l’album paru à l’époque était sympathique dans le genre, à défaut d’être absolument indispensable.

J’avais complètement décroché par la suite (malgré la sortie d’un deuxième album il y a pas mal de temps maintenant), mais il se trouve que le groupe n’est pas mort en fait, et est même revenu il y a quelques semaines, avec ce nouvel album sous le bras.

Terminés le survet’ et les baskets pour l’athlétique Sandra (qui se la jouait un peu trop Jon Davis quand même), qui met cette fois ses atouts féminins en avant, ce dont on ne viendra évidemment pas se plaindre (même si la pose choisie par la miss sur la pochette laisse quelque peu sceptique).

Au programme de ce Bel Air, un très bon petit album, coup de cœur personnel qui tape dans un registre bien différent de celui du premier album. Terminée la fusion, et place au rock, parfois flirtant avec la pop, mais dont l’apparente et réelle simplicité, est quand même sublimée par une Sandra Nasic qui reste une putain de chanteuse/frontwoman, capable d’aller flirter avec le registre d’une Gwen Stefani (le mimétisme est frappant sur « This Time » morceau le plus pop de l’album )avant de vous montrer les crocs la minute d’après (« She’s a Killer » par exemple ou le biennommé « Tiger ») démontrant l’originalité de son timbre et rappelant au passage à ceux et celles qui la prendraient pour une blondasse de plus, ses origines plutôt vénères sur quelques passages bien sentis. A ce propos le contraste entre le départ en douceur, les guitares presque dredgiennes et les refrains enragés de « Fanman » est aussi saisissant que remarquable, faisant de ce morceau le temps fort de cet album qui ne manque pas de charme.

Le groupe aligne les tubes sur 40 minutes, et même lorsque le tempo, plutôt enlevé au global (à l’image du single « Oh What a Night »), ralentit, le résultat n’est pas mou et chiant, mais au contraire assez séduisant et tout à fait convaincant (refrain imparable de « When the Ships Arrive » par exemple, sur lequel Sandra se montre un peu comme le pendant du James Hetfield de « Until it Sleeps »).

Un bien chouette album, qui revient à ma grande surprise très régulièrement sur la platine. Voilà donc un signe qui ne trompe pas…

Tracklist :

01. Sunday Lover (3:58)
02. Oh What A Night (3:12)
03. When The Ships Arrive (4:05)
04. This Time (3:52)
05. She’s A Killer (3:16)
06. Tiger (2:33)
07. Fanman (3:52)
08. All I Wanna Do (3:06)
09. Fire In Your eyes (4:38)
10. Trust (7:07)
11. Fire (3:47)

Artistes / Groupes

Record Label

Genre selon le Chroniqueur

Rock popisant

Catégories

Famille/Genre

Tags Styles

krakoukass

krakoukass

Krakoukass est cofondateur d’Eklektik Rock. Il s’est imposé comme l’une des plumes majeures du webzine depuis ses débuts en 2004, avec des goûts qui couvrent un large spectre allant de la Pop au Death Metal, en passant par le Black, le Neo ou l'Electro, sans oublier des incursions vers le Rock Alternatif, le Doom ou l'Indus. Fidèle aux scènes innovantes comme aux valeurs sûres, il a suivi de près la plupart des pointures du Rock et du Metal mais aussi énormément de groupes plus underground. Son regard critique s’attache autant à la créativité des formations émergentes qu’à l’évolution des grands noms des courants contemporains.

1354 articles publiés

4 commentaires

Dun23

il y a 15 ans

Tiens donc! Moi aussi, je les croyais morts et enterrés. Effectivement, un groupe sympatoche! Et pour info, ce n’est pas 2 mais 3 albums studios qu’ils ont produit par le passé, faisant de celui ci du coup leur quatrième.

thai

il y a 15 ans

Waouh! Rien que le youtube de l’article vient de me coller au mur. J’ai jamais autant cliqué sur replay! Je cours trouver le reste!!
Merci de nous les avoir déterrés!

drommk

il y a 15 ans

je ne peux mater cette pochette sans avoir l’impression qu’elle est en train de lâcher un étron. Espérons que ce sentiment ne soit pas le même à l’écoute de l’album

Paprika

il y a 14 ans

« Espérons que ce sentiment ne soit pas le même à l’écoute de l’album »

J’irais pas jusqu’à dire « étron », mais bon, …

Moi je trouve au contraire, qu’elle se met à faire comme toutes les blondasses sur cet album alors qu’avant on avait une musique vraiment originale.

Tant pis.

Laisser un commentaire

Minimum 10 caractères. HTML basique autorisé.

* Champs obligatoires

Partager cet article