Imperial Triumphant – Goliath
Chronique Black Metal

Imperial Triumphant – Goliath

beunz
beunz
Auteur
19 décembre 2013
il y a 12 ans
2 commentaire s
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Année de sortie
2013
Note

Derrière cet éléphant-guillotine (cover tirée d’une gravure d’Emile Bayard) se planque l’une des sensations black metal US actuelles. La citation de Metalsucks présente sur la page Bandcamp du groupe est d’ailleurs on ne peut plus élogieuse: en français ça donne « New York tient enfin son groupe de black metal français à lui ». Mais à quel […]

Imperial Triumphant – Goliath

Derrière cet éléphant-guillotine (cover tirée d’une gravure d’Emile Bayard) se planque l’une des sensations black metal US actuelles. La citation de Metalsucks présente sur la page Bandcamp du groupe est d’ailleurs on ne peut plus élogieuse: en français ça donne « New York tient enfin son groupe de black metal français à lui ». Mais à quel groupe bien de chez nous pensent-ils donc ?

La réponse est clairement Deathspell Omega, évidente influence déjà perceptible sur Abominamentvm, leur premier album sorti l’an dernier (même dans le titre d’ailleurs !) et toujours bien présente dans ce nouvel EP. Constitué de deux titres, Sodom et Gomorrah, ce Goliath revisite le mythe du même nom au sein d’une atmosphère malfaisante, bien poisseuse, dans laquelle l’auditeur s’immerge douloureusement.

Sodom démarre par une intro étrange, entre orchestral et incantations à voix surgrowlée (d’Ilya Goddessraper), avant de partir dans une tornade de riffs chaotiques et dissonants soutenus par une batterie frénétique (assurée sur ce morceau par Kenny Grohowsky de Secret Chiefs 3 et Hung). Les vocaux black metal se fondent dans le décor cauchemardesque tandis qu’un étrange solo intervient à mi-chemin, celui de la Warr-guitar de Colin Marston (Krallice, Behold The Arctopus), aussi producteur de cet album.

Gomorrah débute par un riff entêtant qui se coupe brutalement. Le groupe poursuit alors la progression de son monstre musical sur fond de blasts haineux distillés ici par Alex Cohen (Pyrrhon, Malignancy). Peu après, le morceau redémarre au ralenti par un étrange riff déformé tandis que la basse d’Erik Malave (Pyrrhon) parvient à étaler son groove au-dessus de cette ambiance oppressante à la Portal.

En seulement deux titres, Imperial Triumphant offre un panel assez étendu de son black metal (pas très) orthodoxe, multipliant les changements de plans dans son processus de destruction massive et surtout l’enrobant d’une atmosphère horrifique particulièrement saisissante. Le genre d’EP idéal pour patienter en attendant la prochaine livraison de Deathspell Omega !

  1. Sodom
  2. Gomorrah

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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2 commentaires

ichimatsu

il y a 12 ans

Alors là…!!! Bon et bien que dire si ce n’est que Deathspell Omega inspire mais personne n’arrive à ses chevilles.
Ça me fait presque enrager d’entendre ce genre de production, qui reste très honorable ceci dit en passant, mais pourquoi produire une copie de Deathspell Omega… sérieux ! Quand je lis ça – « Finally, New York gets a French black metal band to call its own -MetalSucks » – Je me dis : « Bah ouais, après les remake de film, maintenant les remake d’album ! Et pas qu’un peu, l’ambiance, les effets, les temps morts… Tiens, j’vais m’remettre un coup de Kenose là…

beunz

il y a 12 ans

Haha, comme tu t’emportes !
Le pire c’est que tu as raison sur tous les points, mais bon j’irai pas jusqu’à rejeter tout en bloc sous couvert de cette (flagrante) influence. Comme je le dis dans ma chro, pris comme un apéro avant le prochain DsO (l’an prochain ?), ça remplit son (petit) contrat :)

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