Avec Lamb of God, on sait à quoi s’attendre : un son massif, une section rythmique implacable, et un Randy Blythe toujours prêt à rugir sa rage existentielle. VII: Sturm und Drang ne fait pas exception, mais confirme aussi le sentiment d’un groupe qui tourne un peu en rond. Après les solides Ashes of the Wake et Sacrament, le combo de Richmond semble incapable de retrouver cette flamme totale qui faisait autrefois trembler les scènes du Maryland Deathfest.
Cela dit, le groupe tente par moments de sortir de sa zone de confort. “Overlord” dévoile un chant clair étonnamment juste, et “Embers”, en duo avec Chino Moreno (Deftones), ajoute une dimension mélancolique bienvenue. Mais le reste du disque reste ancré dans une formule éprouvée : riffs syncopés, refrains hurlés, breaks prévisibles. On s’incline devant la maîtrise instrumentale, notamment la précision chirurgicale de Chris Adler derrière les fûts, mais on regrette le manque de vraie surprise.
Pour autant, quelques morceaux rappellent pourquoi Lamb of God demeure une valeur sûre du metal américain. “Still Echoes”, “512” ou “Erase This” montrent encore un savoir-faire redoutable : groove écrasant, tension constante, et production surpuissante. Simplement, le groupe semble avoir dit tout ce qu’il avait à dire, et ce disque, aussi solide soit-il, ressemble à une répétition. VII: Sturm und Drang reste une bonne claque, mais pas celle qui réveille.
Lamb Of God
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