Deftones – Koi No Yokan
Chronique Si Tu Ne Sais Pas Il Est Temps D'écouter Ce Groupe

Deftones – Koi No Yokan

krakoukass
krakoukass
Auteur
29 novembre 2012
il y a 13 ans
3 commentaire s
3,939 vues
Année de sortie
2012
Note

Bon… Que peut-on encore dire en 2012 sur les Deftones, qui n’ait déjà été dit ? Très franchement, je dois dire que je commence à manquer d’inspiration. Deftones est un groupe magistral… déjà dit. Qui ne déçoit jamais… déjà dit. Qui a su s’extirper des carcans restrictifs du néo-métal bla bla… déjà dit aussi. Le […]

Deftones – Koi No Yokan

Bon… Que peut-on encore dire en 2012 sur les Deftones, qui n’ait déjà été dit ? Très franchement, je dois dire que je commence à manquer d’inspiration. Deftones est un groupe magistral… déjà dit. Qui ne déçoit jamais… déjà dit. Qui a su s’extirper des carcans restrictifs du néo-métal bla bla… déjà dit aussi. Le chant de Chino bla bla, sur la corde bla bla, on aime ou n’aime pas bla bla… déjà dit 40 fois.

Vous aurez rapidement compris à la vue du petit pictogramme ci-dessus que cet album va continuer à nourrir la légende du groupe…

Bon je peux éventuellement constater que le titre est mensonger : il se raconte en effet que Koi No Yokan serait une expression japonaise difficile à traduire précisément, voulant dire à peu près « coup de foudre » (apparemment avec une notion plus complexe typiquement japonaise de destin derrière ce coup de foudre). Sauf que cet album est tout sauf un coup de foudre pour moi, car je n’ai pas trouvé ce disque immédiat. Il ne contient pas vraiment de super hits qui tuent. Et c’est bien. C’est même très bien…

Car au contraire ce qui frappe c’est sa cohérence, son homogénéité, le fait qu’il demande plusieurs écoutes pour bien s’en imprégner. Tout sauf un coup de foudre donc. Mais un putain de coup de cœur. Et un de plus dira-t-on. L’agressivité est toujours là, mais parfaitement maîtrisée (superbe entrée en matière bien musclée avec « Swerve City », plus loin « Poltergeist » ou « Gauze »), et surtout moins mécanique et forcée que sur les titres bourrins de Saturday Night Wrist ou Diamond Eyes par exemple. Le groupe est sûr de son fait, ne cherche pas à bourriner pour bourriner. Et c’est vraiment une bonne chose, car la grosse guitare de Carpenter est toujours là, son amour du metal avec, et le mariage avec les accointances mélodiques du groupe est peut-être encore plus réussi qu’auparavant, on a encore plus l’impression d’une fusion parfaite des univers qui constituent l’entité Deftones. D’autant qu’encore une fois le groupe n’a pas peur de ralentir, de faire dans la ballade, pas niaise pour deux sous, complètement maîtrisée et réussie. Que ce soit sur le très beau « Entombed » avec ses claviers limite vintage ou le contrasté « Tempest ». S’il y a quand même un titre à mettre en avant pour moi, ce sera « Rosemary ». En presque 7 minutes, il est un peu le morceau doom de Deftones, démarrant tout doucement, avant que cette rythmique heavy en diable, assomante au possible vienne littéralement nous écraser sur place. Phénoménal et jouissif tout simplement.

Certains tiennent déjà cet album pour le meilleur du groupe depuis White Pony. J’ai beaucoup trop d’estime pour Saturday Night Wrist pour être d’accord avec ça. En revanche ce Koi No Yokan est sans aucun doute l’album le plus cohérent et homogène depuis White Pony, dont il se rapproche en cela certainement le plus. Et en tout état de cause il est encore une insolente réussite et forcément un des albums de l’année. Comme d’habitude finalement… Mais on n’est pas près de se lasser d’habitudes comme ça.

Tracklist :

1. Swerve City
2. Romantic Dreams
3. Leathers
4. Poltergeist
5. Entombed
6. Graphic Nature
7. Tempest
8. Gauze
9. Rosemary
10. Goon Squad
11. What Happened To You?

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Krakoukass est cofondateur d’Eklektik Rock. Il s’est imposé comme l’une des plumes majeures du webzine depuis ses débuts en 2004, avec des goûts qui couvrent un large spectre allant de la Pop au Death Metal, en passant par le Black, le Neo ou l'Electro, sans oublier des incursions vers le Rock Alternatif, le Doom ou l'Indus. Fidèle aux scènes innovantes comme aux valeurs sûres, il a suivi de près la plupart des pointures du Rock et du Metal mais aussi énormément de groupes plus underground. Son regard critique s’attache autant à la créativité des formations émergentes qu’à l’évolution des grands noms des courants contemporains.

1354 articles publiés

3 commentaires

Kane

il y a 13 ans

Leur meilleur album depuis White Pony, voire, je commence à sérieusement le penser, leur meilleur album tout court.

Neitsab

il y a 13 ans

Album vraiment excellent en effet! Riche et intense. Et pourtant, je n’étais, et ne suis toujours pas, un gros fan de leurs albums 90’s…

Sisyfuzz

il y a 13 ans

J’avais lâché le groupe avec Saturday Night Wrist qui sans être mauvais avait un peu trop le cul entre deux chaises (l’une étant leur nouveau tournant post-whatever et l’autres leur passé pas tout à fait révolu, et c’est surtout dans ces passages ‘durs’ que ça ne passait plus). Par contre, le titre en écoute et les avis sur ce nouvel album me donnent envie d’y revenir, la balance entre les éléments mélodiques et les passages plus lourds me semble plus équilibrée.
Sera-ce la bonne surprise de fin d’année?…

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