Withering Surface – Meet Your Maker
Chronique Death Metal Mélodique

Withering Surface – Meet Your Maker

beunz
beunz
Auteur
1 juillet 2020
il y a 6 ans
1 commentaire
3,818 vues
Année de sortie
2020
Note

Pour de nombreux groupes, la remise en activité après une longue absence semble être à la mode ces derniers mois. Vient aujourd’hui le tour de Withering Surface qui vient sûrement battre le record de la plus longue pause: seize ans ! Le groupe danois avait splitté suite à Force The Pace (2004) mais s’est remis […]

Withering Surface – Meet Your Maker

Pour de nombreux groupes, la remise en activité après une longue absence semble être à la mode ces derniers mois. Vient aujourd’hui le tour de Withering Surface qui vient sûrement battre le record de la plus longue pause: seize ans ! Le groupe danois avait splitté suite à Force The Pace (2004) mais s’est remis en activité l’an dernier avec la quasi intégralité de son line-up originel, n’ayant qu’un seul nouveau bassiste (Jesper Kvist de Raunchy, remplaçant Kaspar Boye Larsen occupé chez Volbeat). Un retour aux fondamentaux du mélodeath ou une révolution sonore sur ce Meet Your Maker ?

Avec sa cover signée de la main de Niklas Sundin, qui a récemment quitté Dark Tranquillity, le doute n’était déjà plus permis. Withering Surface revient comme si le temps ne s’était pas écoulé et que les charts étaient toujours dominés par le swedeath d’In Flames et de Dark Tranquillity. Le mélodeath des danois est sans surprise: mélodique, blindé de soli et de riffs acérés. On retrouve aussi les vocaux si particuliers de Michael H. Andersen (par ailleurs cofondateur du label Mighty Music), criés mais accrocheurs, si bien que l’on pense instantanément à The Haunted.

Démarrant par un « Meet Your Maker » bien dans les codes d’une certaine époque (toutefois très efficace), Withering Surface déroule son savoir-faire avec énergie et un sens de la mélodie technique nous ramenant pas mal du côté des vieux In Flames (« Room 417 »), ce qui a de quoi faire plaisir aux nostalgiques voyant ce que la bande à Anders Fryden est devenue aujourd’hui. Et même si le son des danois possède impact et technique, il manque un soupçon d’agressivité générale qui n’évite malheureusement pas une certaine monotonie, les riffs galopant ne maintenant pas l’attention sur toute la longueur. Et quand le groupe sort de son schéma, c’est pour nous sortir une power ballade (« I’ll Soon Be Gone »), chantée en duo avec Elizabeth Gorboi Andersen, qui n’est autre que la fille de Michael, joli titre mais dispensable.

Bref, c’est un retour en demi-teinte pour Withering Surface. Les cinq gaillards montrent qu’ils n’ont pas perdu de leur technique durant ces longues années de silence, simplement l’inspiration semble, elle, partie au moment de leur split. Mais il y a tout de même de quoi se satisfaire dans ce Meet Your Maker, notamment le retour de ce son si emblématique d’une époque. Avec un peu plus de temps forts la prochaine fois ?

  1. Meet Your Maker
  2. Raised Right
  3. Alone
  4. Room 417
  5. In A City Without Soul
  6. Leaves In The Stream
  7. I’ll Soon Be Gone
  8. Mourning Light
  9. The Apprentice

Artistes / Groupes

Genre selon le Chroniqueur

death metal mélodique

Catégories

Famille/Genre

Tags Styles

beunz

beunz

Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

3086 articles publiés

1 commentaire

RBD

il y a 6 ans

Bof en effet. Mais ça fait penser qu’il faut aussi essayer Blood Eagle, dans un style clairement plus brutasse, avec d’autres anciens de Mnemic, Volbeat et Hatesphere.

Laisser un commentaire

Minimum 10 caractères. HTML basique autorisé.

* Champs obligatoires

Partager cet article