In Flames – Foregone

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Style: Metal Moderne saupoudré de bon vieux MelodeathAnnee de sortie: 2023Label: Nuclear BlastProducteur: Howard Benson

Alors comme ça ce nouvel album des vétérans suédois d’In Flames, serait celui de la résurrection et du retour aux amours melodeath d’antan ? C’est en tout cas comme ça que le label essaye de nous le vendre depuis plusieurs mois et il faut bien reconnaître que le premier « single » paru (« State of Slow Decay »)  avait de quoi interroger jusqu’aux plus blasés. Difficile en effet de ne pas taper du pied et secouer la tête en entendant cette rythmique typiquement göteborgienne qui évoque At the Gates et nous cueille pratiquement dès le démarrage du titre. Très classique au demeurant mais foutrement entraînante, avec le chant de Fridén à l’avenant, très agressif comme au « bon vieux temps » (même si mon album d’In Flames préféré est probablement en réalité Reroute to Remain). Le refrain a beau se faire plus mélodique, il est aussi super accrocheur et honnêtement impossible de ne pas saluer cette entrée en matière (après une introduction « The Beginning of All Things », acoustique à l’ancienne) magistrale qui augure du meilleur pour la suite.

Et la suite ne sera pas décevante, avec des petites bombes mélodiques et aux refrains redoutables (au hasard « Foregone, Pt.1 », « Bleeding Out » et mon petit chouchou « In the Dark » entre autres) bien qu’on ne puisse pas pour autant y voir un véritable retour aux sources et ce malgré la présence régulière de passages bien bourrins évoquant les années fastes du groupe (outre « State of Slow Decay » qu’on a déjà évoqué, on citera « Foregone, Pt.1 », ou « The Great Deceiver » qui sont également bien fournis en corones).

In Flames a entamé son virage vers un metal moderne mélodique depuis un moment et ne le renie pas avec Foregone, on continue de constater le goût des suédois (de Fridén?) pour les refrains presque pop en chant clair doublé (un effet qui sied à ravir à Fridén dont on serait tenté de penser qu’il livre là, accompagné de lui-même, sa meilleure prestation vocale) et des structures de titres assez simples, misant beaucoup là encore sur l’efficacité. Et ça fonctionne vraiment bien, y compris lorsque les suédois se plient à l’exercice de la (semi) ballade, représenté ici par les titres « Foregone pt 2 » et « Pure Light of Mind » qui s’enchaînent d’ailleurs dans la tracklist. Et là encore le résultat est là, la voix de Fridén fait merveille et les deux refrains ont de bonnes chances de vous rester en tête pendant plusieurs jours.

A noter un titre bonus sur la version digipack « deluxe » de l’album : « Become One » n’est pas le meilleur titre de l’album, mais remplit bien son office de sympathique face B, sans aucunement justifier l’achat de cette version (à cet égard on indiquera que le digipack est joli et met bien en valeur la très belle pochette de l’album).

En définitive donc, Foregone n’est pas un retour aux sources à proprement parler mais plutôt une évolution dans la continuité avec un petit regard bienvenu dans le rétro. Et sans être monstrueux ni indispensable, il est en définitive un album très agréable, et peut-être le meilleur depuis Reroute to Remain (en tout cas certainement a minima depuis Come Clarity). Voilà qui n’est déjà pas mal!

Tracklist :
01 – The Beginning of All Things that Will End
02 – State of Slow Decay
03 – Meet Your Maker
04 – Bleeding Out
05 – Foregone, Pt.1
06 – Foregone, Pt.2
07 – Pure Light of Mind
08 – The Great Deceiver
09 – In the Dark
10 – A Dialogue in B Flat Minor
11 – Cynosure
12 – End the Transmission
13 – Become One (Bonus Track version Digipack)

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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