Djevel – Tanker Som Rir Natten

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Style: black metalAnnee de sortie: 2021Label: Aftermath Music

Septième album en dix ans pour Djevel. Le groupe norvégien – dans lequel on retrouve un certain Faust (ex-Emperor) à la batterie – revient alors que son vocaliste Mannevond (Koldbrann) s’est fait la malle en plein confinement (sans attestation apparemment). C’est donc Kvitrim (Black Majesty, Vemod) qui prend la place de chanteur principal tout en conservant la basse tandis que Trond Ciekals (ex-Ljå) s’occupe toujours de la guitare et du chant clean. Bref, un nouveau départ pour le désormais trio qui malgré ce bouleversement demeure dans les mêmes eaux (de djevel, désolé) black metal de tradition sur ce Tanker som rir natten (« des pensées qui chevauchent la nuit »).

« Englene som falt ned i min seng, skal jeg sette fri med brukne vinger og torneglorier » ouvre donc cet album par une intro bien froide au grain de guitare typique, et soudain les choses s’emballent et on démarre dans des cavalcades épiques à travers des forêts enneigées. Classique mais aux mélodies très engageantes (même les chœurs cleans façon vikings), une très bonne entame.

La suite est peu ou prou basée sur les mêmes éléments entre blizzards mélodiques dessinant des paysages tristounets et accélérations effrénées venant un peu secouer tout ça car l’on tourne autour des dix minutes, parfois trainant un peu en longueur (« En krone for et øie som ser alt, tusind torner for en sønn som var alt » étant un plutôt agréable mid-tempo mais faisant un peu bailler avant d’accélérer sur la fin avec des harmonies un peu plus intéressantes). Mais certains titres tels que « Naar maanen formørker solen i en dødelig dans, ber jeg moder jord opp til en siste vals » parviennent à se sortir de ce ronron en proposant de multiples variations de vitesse et des progressions mélodiques captivantes à défaut d’être très classiques.

Au final le cahier des charges pleinement respecté pour Djevel qui nous propose une plongée crépusculaire au milieu des forêts norvégiennes sur ces cinq longues plages (plus un joli interlude instrumental) accompagnant notre errance à la lueur d’une torche enflammée manquant d’être éteinte par le constant blizzard. Rien d’inédit en somme mais on sait pourquoi on est venu se perdre là-dedans. Préparez vos anoraks !

  1. Englene som falt ned i min seng, skal jeg sette fri med brukne vinger og torneglorier
  2. Maanen skal være mine øine, den skinnende stierne mine ben, og her skal jeg vandre til evig tid
  3. En krone for et øie som ser alt, tusind torner for en sønn som var alt
  4. Tanker som rir natten
  5. Naar maanen formørker solen i en dødelig dans, ber jeg moder jord opp til en siste vals
  6. Vinger som tok oss over en brennende himmel, vinger som tok oss hjem

beunz
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