Un peu plus d’un an après l’EP Insolence, Mourir sort son second long-format, poursuivant ses envies d’oppression au travers d’un black metal enrichi d’atmosphères qu’on liera au post-metal mais en version particulièrement inconfortable. Une fois encore, le quartet toulousain s’affranchit de tous les codes, distillant ici six nouveaux titres chaotiques aux thématiques autour de l’homme moderne, ses introspections ainsi qu’une critique acerbe du progrès.
Tournant toujours autour de cette alliance de douleur (personnifiée par les vocaux essentiellement arrachés d’Olivier Lolmède) et d’extrême tension permanente, ce nouvel album se joue une fois encore de tout ce qu’on attend d’un album de black metal. Pour ce faire, le groupe pousse encore plus loin son côté viscéral, dégageant une rage extatique unique, mais n’en oubliant pas quelques zones « d’accroche » (si l’on puis dire) via quelques mélodies plus lumineuses venant parfois percer cette noirceur (tel le riff principal « cascadien » de « Je est absent ») ou via d’étonnants breaks entre minimalisme et expérimentations (toujours « Je est absent » ou le final doomesque « Nous, le venin »).
Retrouvant un certain Amaury Sauvé à la production (ayant déjà enregistré Animal Bouffe Animal et Disgrâce), Mourir réinstalle sur Nous, le venin ce climat hostile et brut qu’il maîtrise toujours à la perfection. Les accalmies sont rares mais bienvenues pour reprendre son souffle tant les dissonances et cette forme de brutalité en spirale font leur effet, ce venin se diffusant dans tous vos sens. Vos meilleures sueurs froides pour mieux affronter la canicule.
Mourir
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