Déhà – Décadanse
Chronique du Moment Doom/Black/Death Atmosphérique

Déhà – Décadanse

beunz
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Auteur
28 avril 2022
il y a 4 ans
3,679 vues
Année de sortie
2022
Note

Pour celles et ceux qui ne le connaîtraient pas (encore), Déhà est un multi-instrumentiste belge à la tête de très nombreux projets solo et participant aussi à des groupes internationaux tels que Maladie, Cult Of Erinyes, Wolvennest, Slow ou encore We All Die (Laughing). Une profusion de projets pour un spectre musical très ouvert, où […]

Déhà – Décadanse

Pour celles et ceux qui ne le connaîtraient pas (encore), Déhà est un multi-instrumentiste belge à la tête de très nombreux projets solo et participant aussi à des groupes internationaux tels que Maladie, Cult Of Erinyes, Wolvennest, Slow ou encore We All Die (Laughing). Une profusion de projets pour un spectre musical très ouvert, où les influences metal extrême (au sens large du terme) côtoient parfois des influences plus étonnantes allant du classique à l’electro. Ultra prolifique pour son projet personnel (avec énormément de sorties entre 2020 et 2021, le covid l’ayant sûrement beaucoup inspiré), voici Décadanse, album de seulement deux titres sortant sous l’égide des Acteurs de l’Ombre.

Seulement deux titres, mais trois quarts d’heure de son ! « The Devil’s Science » démarre cet album dans une optique doom du côté funéraire du style, puis les choses s’enveniment et la transition vers un black metal véloce se fait naturellement. Sur ce titre passionnant, Déhà alterne donc ses rythmiques sans jamais baisser d’intensité, callant par ici un break electro avant un retour des blasts, des spoken words épiques, un final quasi indus et bien plus encore. Et malgré la longueur de ce titre d’ouverture, zéro redondance et un pouvoir d’accroche optimal !

« I Am The Dead » poursuit douloureusement, introduit par une séquence quasi incantatoire. Là encore, Déhà montre combien il apprécie varier son propos, passant d’une ambiance bien morne à une incroyable sauvagerie (démarrant à huit minutes), modulant ses vocaux dans de très nombreux registres (hurlés, growlés mais aussi chantés en français). Là encore ces vingt-trois minutes n’en paraissent pas autant vu comment le gaillard maîtrise ses transitions, plaçant ça et là d’étonnants breaks (dont un indus martial), des riffs inspirés, des synthés atmosphériques renversants pour un résultat final incroyablement saisissant alliant profondeur abyssale, violence acérées et mélodies poignantes.

Alors certes, peut-être que certains seront sur la réserve quant à la longueur des morceaux, mais la richesse de l’interprétation faisant cohabiter doom, black et death metal sans qu’aucun genre ne soit lésé, les nombreux crescendos ainsi que cette impeccable gestion de l’espace nous font perdre au final toute perception du temps. Une œuvre aussi dense que la discographie de son géniteur pour une sacrée expérience émotionnelle à vivre et ressentir.

  1. The Devil’s Science
  2. I Am The Dead

Artistes / Groupes

Genre selon le Chroniqueur

doom/black/death atmosphérique
beunz

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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