Véritable all-star band du death suédois (avec des membres de Katatonia, Opeth, Paradise Lost…), Bloodbath était à l’origine conçu comme un retour aux racines old school du genre. Vingt ans plus tard, le projet reste fidèle à sa mission, et avec Survival of the Sickest il renoue avec un son plus proche de Nightmares Made Flesh (2004), ce qui ne peut que séduire les amateurs de brutalité crue et sans concessions.
On retrouve ici tout ce qui fait le charme d’un death metal à l’ancienne : riffs acérés, growls abyssaux, production lourde mais organique. L’album déploie un arsenal de titres rapides et féroces, mais c’est paradoxalement le morceau final, « No God Before Me », un mid-tempo écrasant, qui marque le plus durablement. D’une puissance implacable, ce titre donne envie d’un futur album explorant davantage cette veine lourde et suffocante.
Survival of the Sickest est donc à la fois un hommage aux racines du death et une démonstration que Bloodbath reste, après toutes ces années, un bastion incontournable de la scène extrême suédoise.
Bloodbath
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