Gribberiket – Dr​å​pen
Chronique Black/Doom Torturé

Gribberiket – Dr​å​pen

beunz
beunz
Auteur
20 avril 2023
il y a 3 ans
3,505 vues
Année de sortie
2023
Note

Six ans après le très éprouvant Sluket, Gribberiket a enfin retrouvé la sortie de sa cellule pour en livrer une suite. Dr​å​pen est le nouveau bébé du dénommé Sindre Foss Skancke (aussi surnommé SFS), toujours maître à bord – mais accompagné de trois musiciens aux pseudos farfelus (mention à Witchfucker Wangen qu’on retrouve à la […]

Gribberiket – Dr​å​pen

Six ans après le très éprouvant Sluket, Gribberiket a enfin retrouvé la sortie de sa cellule pour en livrer une suite. Dr​å​pen est le nouveau bébé du dénommé Sindre Foss Skancke (aussi surnommé SFS), toujours maître à bord – mais accompagné de trois musiciens aux pseudos farfelus (mention à Witchfucker Wangen qu’on retrouve à la basse) – et adepte d’une musique toujours aussi lancinante et torturée, transmettant à l’auditeur tout le poids de sa dépression couplée à une folie malsaine en dessous (rien que la cover, elle aussi créée de ses mains, donne une idée).

De langueurs tristounettes (« Togskinner mot ødeleggelsen » donnant le ton) à des phases désaccordées où notre gaillard semble en lutte contre lui-même (« Stein, sand, møkk »), Gribberiket fait une nouvelle fois une proposition étrange d’un musicien schizophrène en proie à des crises de violence.

De plus, avec l’apport de cette production au grain diffus renforçant son côté douloureux, l’album se distingue aussi par son caractère improvisé et laisse entrevoir un vrai challenge pour l’auditeur. Ainsi « Læren om øyet », gros quart d’heure qui débute par des sons plus expérimentaux/drone va pourtant soudainement se tourner vers une mélancolie (qui s’étendra sur le morceau-titre qui suit) qu’on attendait pas aussi poignante. Naît de ces passages aussi glauques que désespérés une forme de fascination morbide, un peu comme si l’on assistait à un happening sanglant d’un artiste se mutilant dans une vitrine, qu’on serrait les dents mais qu’on allait quand même jusqu’à la fin. Bref, un nouveau chapitre d’un black/doom délabré dégageant une saisissante douleur.

  1. Togskinner mot ødeleggelsen
  2. Stein, sand, møkk
  3. Sykt ansikt i jordens innvoller
  4. Læren om øyet
  5. Dråpen

Genre selon le Chroniqueur

black/doom torturé

Catégories

Famille/Genre

Tags Styles

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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