Se définissant comme un groupe de post-punk, chest. se démarque pourtant à mon sens notablement des ténors du genre (parmi lesquels on pensera probablement à Shame, Fontaines D.C. ou évidemment Idles), d’abord du fait d’un style plus rock (tendu) et peut-être aussi à cause (grâce) à un chanteur qui sait (vraiment très bien) chanter. Un chanteur qui ne nous est pas inconnu, et pour cause le franco-britannique Elliot Selwood nous avait déjà sacrément emballés en tant que frontman du groupe Purrs.
La première sortie discographique de chest. prend en tout cas la forme de cet excellentissime EP All Good Things End dont l’écoute s’avère extrêmement contagieuse. Un EP pas si chiche en contenu puisqu’avec 6 titres et 25 minutes de musique il est finalement presque aussi copieux que certains albums vendus comme des LP.
Et au-delà du chanteur de talent, il y a également chez chest. un sens aigu de la mélodie qui fait mouche, qui se marie à merveille avec une tension latente présente sur tout le disque, que j’évoquais en filigrane en début de chronique. Une tension que l’on retrouve d’ailleurs même quand le groupe se fait en apparence plus léger sur « Song 008 », un morceau sur lequel ladite tension prend un peu plus de temps pour s’installer comparativement aux trois premiers titres très directs que sont « All Good Things End », « Self Sabotage », ou « Blood on Your Doorstep ».
Pas un titre à jeter, tout est fignolé aux petits oignons, pour une entrée en matière discographique c’est une sacrée carte de visite qu’on tient là avec chest., et c’est peu dire qu’on a hâte d’entendre la suite tant chest. m’a encore plus emballé que Purrs avec cette sortie.
Vite la suite!
Tracklist :
01 – All Good Things End
02 – Self Sabotage
03 – Blood on Your Doorstep
04 – Song 008
05 – Men at the End
06 – Aceta
chest.
Soyez le premier à partager votre avis !
Laisser un commentaire