Sinsaenum – In Devastation
Chronique Groove/Black/Death Metal

Sinsaenum – In Devastation

beunz
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Auteur
7 août 2025
il y a 1 an
4,852 vues
Année de sortie
2025
Note
Le supergroupe, formé par des musiciens de renom, revient avec un album riche en émotions, mêlant blackened death metal à des influences variées, tout en affichant une technique impressionnante et une production soignée, bien que manquant parfois de variété sur la durée.
Sinsaenum – In Devastation

Supergroupe monté autour de Frédéric Leclercq (Dragonforce), Sinsaenum a fait pas mal parler de lui lors de sa mise en route en 2016, notamment pour la qualité de son line-up: Stéphane Buriez (Loudblast), Attila Csihar (Mayhem), Heimoth (Seth), Sean Zatorsky (Dååth) et Joey Jordison (Slipknot), excusez du peu. Deux albums plus tard, Echoes Of The Tortured (2016) puis Repulsion For Humanity (2018), le groupe fait son retour quatre ans après la tragique disparition du charismatique batteur de l’Iowa, remplacé au pied levé par André Joyzi (ex-Breed77) qui n’était autre que le technicien batterie de Jordison quand il officiait chez Slipknot. Et forcément son ombre plane sur In Devastation

Sinsaenum intègre en effet beaucoup d’émotions dans son blackened death metal, touchant autant à des sonorités « classiques » et modernes mais contenant des influences annexes, parfois surprenantes. Leclercq l’a annoncé lui-même, ce nouvel album est le plus personnel, toujours pris dans une grosse agressivité (« In Devastation »,  « Over The Red Wall ») mais aux émotions développées de manière plus introspectives (« Obsolete and Broken » ou « Last Goodbye » aux titres très évocateurs).

Le supergroupe fait à nouveau parler sa technique (le solo supersonique de « Cede To Thunder » pour n’en citer qu’un) tandis que la production de Lasse Lammert se montre bien imposante. Ajoutant çà et là des éléments mélodiques (la guitare sèche et le chant clean de « Shades Of Black » ou les synthés comme sur « This Wretched World »), le sextet international fait parler là sa maîtrise pleine de groove.

Un hommage cathartique entre puissance et atmosphères, frontal et technique certes mais manquant d’un peu de variété sur la longueur et d’un petit truc pour faire basculer ce troisième album vers l’excellence. On passe néanmoins un bon moment dans la lignée des deux albums précédents.

  1. In Devastation
  2. Cede To Thunder
  3. Shades Of Black
  4. Obsolete and Broken
  5. Last Goodbye
  6. Spiritual Lies
  7. Destroyer
  8. Buried Alive
  9. This Wretched World
  10. Over The Red Wall

Artistes / Groupes

Record Label

Genre selon le Chroniqueur

groove/black/death metal

Catégories

Famille/Genre

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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