Loudblast – Manifesto

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Style: Death MetalAnnee de sortie: 2020Label: Listenable Records

Si vous avez loupé l’épisode précédent sachez que la dernière ogive des français de Loudblast date déjà de 2014, ce Burial Ground qui avait marqué les esprits et surpris tous ceux (dont j’étais) qui s’imaginaient que Loudblast était un groupe à Papa/Papy dont les heures de gloire étaient clairement derrière lui. En effet cet album quasi unanimement consacré comme l’un des tous meilleurs du groupes, remettait Loudblast sur les rails des acteurs de poids typés « death metal ».

Les voici donc enfin de retour pour donner une suite à cette petite bombe en 2020, et quoi de mieux pour marquer son retour et éviter le risque de la comparaison malheureuse et le jeu des sept différences que de rester sur la tendance sombre de Burial Ground tout en accentuant la férocité de son propos et son efficacité aussi en proposant des titres souvent plus concis et directs que sur le précédent album.

A noter que le line-up a (encore) changé avec l’arrivée de Frédéric Leclercq (Kreator, ex Dragonforce) à la basse et Jérôme Point-Canovas (ex-No Return) à la six-cordes dont les solos font de prime abord quelque peuNo  regretter ceux de Drakhian que j’avais particulièrement appréciés sur Burial Ground. Le registre choisi ici est plus proche de celui d’un Slayer en mode solo rapide et quelque peu destructuré là où Drakhian jouait de façon plus mélodique, mais il faut reconnaître que cela ne fonctionne pas si mal une fois habitué. Même à la batterie le changement fut de mise contraint et forcé, mais un changement dans la continuité Hervé Coquerel (toujours au line-up du groupe) ayant du être remplacé (pour raison de santé) pendant l’enregistrement par Kevin Foley qui reprend les baguettes à la perfection. On aurait pu craindre que ce nouveau changement de line-up vienne perturber la cohésion de la bande et qu’il nuise à la fluidité de ce nouvel enregistrement, mais il n’en est rien, on reconnaît la patte du groupe même si j’ai trouvé que cette puissance décuplée lui donnait cette fois des airs de Septic Flesh entre le son des guitares évoquant presque des cuivres guerriers (voir l’excellent « The Promethean Fire ») les chœurs opératiques dès le premier titre (et qu’on retrouve sur « Erasing Reality »), et les passages plus mélancoliques/mélodiques de « Invoking to Justify » (entre deux déflagrations). Même le growl de Buriez semble de plus en plus proche de la Dragon Voice de Seth, même si ses growls puissants sont alternés avec des cris dans un registre de croassements presque black.

Tout cela est très bien troussé, et l’album déroule tranquillement ses hymnes, même s’il faut tout de même reconnaître que la deuxième moitié de l’album est un tantinet moins percutante que la première, malgré une louable tentative de diversifier le propos à l’image de ces quelques violons inquiétants sur « Festering Pyre » ou des ralentissements écrasants de « Solace in Hell » qui font leur petit effet. Le final « Infamy Be to You » clôture la messe (noire) dans une ambiance très doom entre Paradise Lost et Triptykon.

Après tant d’années, être encore capable de rester dans le coup comme les lillois, et de balancer des pralines qui en remontreraient aux plus jeunes, voilà qui force le respect et Manifesto est bel et bien un nouveau… manifeste de cet état de fait pratiquement aussi bon que son prédécesseur ce qui n’est pas la moindre des réussites… Bravo Messieurs.

A noter que la très belle édition limitée de l’album (dans un format digibook fin) contient 2 morceaux bonus (dont une reprise de « Shine » de Motörhead) qui valent tous deux le coup.

Tracklist :
01 – Todestrieb
02 – Relentless Horror
03 – Erasing Reality
04 – The Promethean Fire
05 – Preaching Spiritual Infirmity
06 – Invoking to Justify
07 – Festering Pyre
08 – Into the Greatest of Unknowns
09 – Solace in Hell
10 – Infamy Be to You

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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