Naufraage – Les déferlantes
Chronique du Moment Screamo/Metal/Atmosphérique

Naufraage – Les déferlantes

beunz
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21 octobre 2025
il y a 11 mois
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Le screamo made in France pourrait bien avoir trouvé son nouveau fer de lance. Laissez-vous submerger par Naufraage !
Naufraage – Les déferlantes

S’ils sont quatre sur la photo du groupe du Bandcamp, Naufraage n’est crédité que de deux noms: ceux de Sébastien Collet (musique) et de Matthieu Pelletier (paroles), tous deux autrefois actifs dans un autre groupe à deux « A »: Cathedraal (groupe qui avait fait suite au très bon Madame de Montespan). Si ces groupes (ayant officié durant les années 2000) ne vous disent rien, sachez qu’on avait à faire là à du screamo en dignes héritiers de la scène française chérie par de nombreux adeptes, de Daïtro ou Mihai Edrisch par exemple…

Le duo opte cependant pour un screamo plus imposant que la moyenne, avec un son plus metal sur ce nouvel EP. « La terreur et la nuit » démarre pourtant par une intro atmosphérique toute en retenue entre ses notes minimalistes et son chant clean relégué dans le décor. Le déluge de nerfs n’en est que plus fort après ça, la hargne se dégageant trouve un point d’équilibre avec les larmes.

Avec ses vocaux déclamés en français, on se retrouve dans l’esprit de Le pré où je suis mort (groupe suisse parti trop tôt) qui aurait des riffs radicaux façon Celeste (« Que plus rien ne demeure »). Une tension qui parsème donc la majorité de ces Déferlantes, vagues déchainées bien présentes sur des titres comme « Infortune » ou « Le festin des décadents » qui sont tout juste tempérés par quelques breaks atmosphériques.

Des atmosphères travaillées qui s’amènent parfois plus largement comme sur « L’Estuaire », titre à part où le chant clean/chuchoté accompagne cette sombre brume dans la nuit. Le chant clean qui fera son retour sur l’excellente conclusion « Grand Salon » qui alterne entre rage et une certaine chaleur.

Les déferlantes sont donc autant de colère que de désespoir, magnifiées par des paroles très finement écrites (je vous invite d’ailleurs à les parcourir sur le Bandcamp du groupe). Naufraage signe là un excellent nouvel EP, prouvant que la scène screamo française peut se renouveler tout en respectant les fondements du style. Hâte d’en entendre la suite !

  1. La terreur et l’ennui
  2. Que plus rien ne demeure
  3. Infortune
  4. Néréide
  5. Le festin des décadents
  6. L’Estuaire
  7. Grand Salon

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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