Premier album pour Exil, groupe formé en 2019 à Lille mais qui regarde plus à l’est, au Kazakhstan pour être plus précis. La raison à cela est la présence au poste de chanteur/guitariste d’un musicien originaire de ces steppes lointaines, influençant forcément quelque peu la musique du groupe (le chant étant en kazakh, français mais aussi en dialecte slave).
Annoncé comme un mélange de black metal et de post-punk, Exil démarre pourtant (après l’intro) avec un « Karga » au goût de grands espaces et de mélodies épiques dans la grande tradition du black mélo nordique (qu’on peut aussi rapprocher du pagan). Une entame contrastée par l’aspect tristounet de « Rodina » puis de la progression de « Tchujoï », proposant tout plein de nuances, de notes acoustiques en assauts vengeurs.
Une grande ouverture d’esprit qui vient se conclure par un titre sortant du lot, « L’Exil », sur lequel on retrouve une invitée en la personne d’Amy Tung Barrysmith (Amenra/Year Of The Cobra). Une conclusion entre post-rock et post metal surmontée par la douce voix de la chanteuse, poignante et introspective.
On se retrouve au final avec un album d’une belle variété entre nostalgie et invitation au voyage mais souvent pris dans une noirceur pleine de tension. Des contrastes à la pelle pour cette enivrante découverte.
Exil
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