Du black metal et une leçon d’histoire, ça vous branche ? Galibot est un groupe du Nord de la France dont la thématique s’intéresse à un pan du passé de cette région: les mines de charbon et les personnes qui y descendaient (les galibots étant de jeunes manœuvres). Ayant sorti cet EP de manière indépendante en 2024, le quintet le ressort aujourd’hui dans sa version « bis », agrémenté de deux nouvelles pistes et surtout de façon plus étendue puisqu’il a entretemps signé chez Les Acteurs de l’Ombre.
Mené par une voix féminine particulièrement furieuse (assurée par une prénommée Diffamie), n’offrant que peu de moments « apaisés » comme le final de « Barbara » où l’on a un peu de chant clair), le black metal de Galibot délivre un black metal acéré mais mélodique, reposant par d’excellents trémolos dégageant ce qu’il faut d’épique pour accrocher l’oreille (« Les courrières »). De son profil et sa thématique originale, on ne peut s’empêcher de faire un rapprochement avec ses collègues (ils sont sur le même label) marins Houle, œuvrant eux aussi dans un black metal sensiblement proche bien que majoritairement plus rapide chez Galibot.
Quoi qu’il en soit, l’hommage à ces travailleurs souterrains ainsi que la retranscription de leurs terribles conditions de travail fait toute l’originalité du projet. Et en ce qui concerne les deux titres additionnels, « Le Galibot » est un court vocal en ch’ti (je pense) tandis que « Schlamms » est une conclusion aussi prenante que les autres titres de l’album, pleine de variations rythmiques.
Une thématique originale et un black metal qui interpelle tout autant, tout ça pour une très intéressante découverte.
Galibot
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