Code – Resplendent Grotesque

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Style: black metal avant-gardisteAnnee de sortie: 2009Label: Tabu

Le black metal « avant-gardiste » a clairement perdu de sa superbe avec le retrait (temporaire souhaitons-le, d’autant que Vortex a été récemment remercié par ses collègues de Dimmu Borgir) des magistraux Arcturus. Ulver n’étant plus (pour le moment) décidé à officier dans ce registre, la place est donc libre sur le trône, et les anglais de Code ont mis en avant de vrais arguments pour la revendiquer, avec l’excellent Nouveau Gloaming sorti il y a déjà 5 ans. On attendait impatiemment la suite pour confirmer ou infirmer cette première excellente impression.

Toujours dominé par les vocaux très variés de Kvohst (accessoirement chanteur de Dødheimsgard), ce nouvel album commence par un morceau bien rentre-dedans (« Smother the Crones ») suivant finalement la même logique que sur Nouveau Gloaming (qui démarrait avec l’excellent « The Cotton Optic »).

Pour le reste on oscille toujours entre morceaux purement black metal typé norvégien, comme sur « Possession is the Medicine », et titres plus grandiloquents, très théâtraux même (comme « In the Privacy of your Bones » ou « I Hold your Light »), avec toujours ces vocaux très particuliers qui feront rapidement fuir les allergiques à ce chant clair proche dans l’esprit de celui des monstrueux Garm et Vortex. La performance de Kvohst est toujours absolument remarquable, le bougre oscillant avec une facilité déconcertante entre ses 3 registres utilisés (black, clair/théâtral, et plus rarement death). Par contre le placement de son chant est de prime abord assez déconcertant, d’autant que je n’avais pas le sentiment qu’il en était de même sur Nouveau Gloaming. Ses lignes paraissent parfois mal posées sur la musique, décalées, mais quelques écoutes suffisent à saisir l’intérêt toujours plus théâtral de ce type de propos.

Finalement l’album passe comme une lettre à la poste, plus axé sur l’efficacité que le premier avec des titres plus courts et une production moins brute, tout en conservant ce côté épuré, l’avant-gardisme de la musique de Code s’exprimant surtout dans le chant, puisqu’on n’y trouve toujours pas la moindre note de clavier ou d’autres instruments capables d’évoquer immédiatement ce type de musique. On notera quand même une très belle mise en avant de la basse, qui accompagne d’une bien belle façon le chant, comme sur l’excellentissime « A Sutra of Wounds » sur lequel deux Kvohst de donnent la réplique (clair vs black) pour un résultat du meilleur effet.

Une fois dans le camp des défenseurs de ce chant théâtral particulier (j’insiste), le charme de Resplendent Grotesque agit et l’album fonctionne parfaitement bien.
Le seul regret que l’on formulera finalement est la durée très limitée, puisque l’album ne dure que 34 trop courtes minutes. On aurait bien pris 2 ou 3 titres supplémentaires, même si heureusement tous les morceaux valent le coup, et on n’en vient jamais à déplorer un quelconque remplissage. La surprise Nouveau Gloaming a beau être passée, la déception n’est pas au rendez-vous de ce nouvel album qui devrait ravir les amateurs de ce type de black…

Tracklist :

  1. Smother the Crones
  2. In The Privacy of Your Own Bones
  3. The Rattle of Black Teeth
  4. Possession is the Medicine
  5. Jesus Fever
  6. I Hold Your Light
  7. A Sutra of Wounds
  8. The Ascendent Grotesque
krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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Commentaire

  1. Ennoia says:

    Album très abouti, surtout au niveau des ambiances! On y revient avec grand plaisir.

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