Derrière ce patronyme simplissime, mais peut-être pas si engageant pour certains (bah oui, ça peut faire peur !), se cache un jeune projet solo basé à Paris. Sur ce premier EP, Peurs y développe un univers teinté de nostalgie mais à la thématique générale plutôt raccord avec son nom.
En effet, Self-Help et ses cinq titres développent des thèmes singuliers, essentiellement sur le futur et les technologie, empreints « d’anxiété et de burnout », ce sur fond d’une musique à la croisée de la coldwave, du post-punk, du shoegaze et de la dreampop. Parasité par des sons issus d’ordinateurs submergés d’informations (l’introductif « Information Overload », bien dans l’air du temps) mais laissant apparaitre des surprises comme un saxo typé années 80/90 sur « Fight-or-Flight », Peurs déploie un panel plutôt large tout en maintenant l’auditeur dans une hypnose mélancolique (« Uberchondria », ses synthés enveloppant et ses vocaux désabusés). Avec ses spoken words sur fond d’indie/dreampop, « Telescope » viendra terminer cet EP par un intéressant contraste entre la douceur de la musique et les doutes (ou les peurs) venant des mots.
Une découverte de qualité que ce premier EP, jouant sur la confluence des époques (sonorités à l’ancienne, respectées et remises à jour) et des thèmes très actuels. De solides débuts en attendant une suite.
Peurs
Peurs
il y a 7 moisMerci pour la chronique !
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