Il est désormais acquis que le retour aux affaires de Quicksand en 2017 avec l’excellentissime Interiors (plus de 20 ans après Manic Compression) est l’un des come-backs les plus réussis de l’histoire de la musique moderne. A contrario d’un Alice in Chains (dont le come-back fait aussi partie des plus réussis à mon sens) qui a su renaître de ses cendres en prenant le risque de remplacer son emblématique chanteur par un nouveau venu qui a brillamment repris le flambeau (Cantrell étant de toute façon toujours aux commandes), Quicksand reste concentré sur son noyau dur, trio indefectible constitué de Sergio Vega à la basse, de Alan Cage à la batterie, et bien évidemment de l’illustre Walter Schreifels à la guitare et au chant.
Et ce 3ème album depuis leur retour sorti en plein été caniculaire, ne fait que confirmer le génie du groupe pour pondre des hymnes post-hardcore, avec un songwriting encore plus affuté que par le passé, l’expérience aidant. En effet, les compositions de Bring on the Psychics sont toutes parfaites dans leur côté direct, on ne s’embarasse pas d’effets de manche, d’introductions à la mords-moi le noeud, on balance directement les couplets-refrains essentiels qui s’imprimeront quasiment immédiatement dans la tête et on n’a pas peur non plus d’envoyer la purée presque comme au bon vieux temps (dès « Get to It » qui démarre pied au plancher). Rendez vosu compte : à l’exception de la ballade « Days You Run To », tous les titres font moins de 3 minutes, c’est dire l’urgence qui anime le groupe pour aller droit au but.
On ne s’en plaindra pas, même si paradoxalement ce génie d’écriture pourrait apparaître pour une certaine facilité dans laquelle certains pourraient reprocher à Quicksand de se reposer, sans prendre en effet le moindre risque pour dévier d’un iota de sa recette. Mais après tout quand on est les meilleurs dans son style pourquoi s’empêcher de faire simplement ce que l’on fait le mieux ? Quoi de mieux qu’un long discours pour le constater, qu’en écoutant les « Regenerate », « Get to It », « Agency », « Cristallize », « Supercollider » (qui était déjà sorti en 2024 sur un EP, et qui se retrouve dans la tracklist de ce nouvel album, selon moi une excellente idée, une telle composition ne méritait pas d’être ainsi « égarée » et probablement méconnue de beaucoup, même si de l’aveu même de Schreifels, son intégration est d’abord due au manque de titres que le groupe avait en stock) et je pourrais tous les citer… Quicksand est au sommet de son art, tout simplement, et même si la nostalgie nous fera aimer probablement aimer Slip pour toujours, je ne serai pas de ceux qui n’oseront pas affirmer haut et fort que le Quicksand de 2026 est meilleur que celui de 1993 ! C’est en effet un groupe plus sûr de lui, plus affuté, plus impactant et avec un chanteur en la personne de Walter dont les capacités vocales semblent meilleurs qu’elles ne l’ont jamais été qui se présente sous son meilleur jour en 2026.
Alors même si Quicksand donne effectivement cette impression de facilité, même si la ballade « Days You Run To » que l’on finit rapidement par apprécier à sa juste valeur est un peu en-deça émotionnellement parlant de l’insurpassable « Brushed » (sur Distant Populations), même si le disque est vraiment trop court, sous la barre des 30 minutes, impossible de bouder son plaisir et de ne pas simplement prendre son pied avec ce nouvel album du sable mouvant, qui est déjà évidemment un des indispensables de l’année.
Tracklist :
01 – Get to It
02 – Regenerate
03 – Agency
04 – Crystallize
05 – Supercollider
06 – In Full Color
07 – Days You Run to
08 – Cool Guy
09 – Moving Forward
10 – Bring on the Psychics
Quicksand
Fabien
il y a 3 semainesYes j attendais votre avis sur cet album monstrueux qui vaut les 4.5 étoiles.
Un sans faute pour Quicksand piur le moment
Krakou
il y a 3 semainesIl n’a que 4 étoiles au final, car il est quand même vraiment trop court, mais c’est une pépite de plus à mettre à leur actif on est d’accord!
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