Wake – Sowing The Seeds Of A Worthless Tomorrow

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Style: grindcore mais pas que...Annee de sortie: 2016Label: Sentient Ruin/Everyday Hate/7 Degrees/Nerve AltarProducteur: Joel Grind

Cela faisait déjà cinq ans qu’on attendait des nouvelles de Wake en long-format. En effet, depuis 2011 et son Leeches, le groupe canadien (originaire de Calgary) n’a sorti que des splits, mais attention, des splits avec des groupes dignes d’intérêt: Dephosphorus, False, Rehashed et enfin Theories pour le dernier en date (2014). Des groupes aux styles oscillant principalement entre grind, powerviolence et black metal qui conviennent parfaitement à Wake, groupe œuvrant lui aussi à la croisée de ces genres.

Sur sa base de grindcore typique, Wake ajoute donc beaucoup d’autres influences sur ce second album. L’introductif « Burn Well » démarre avec une petite ambiance atmosphérique, puis nous enchaine sans prévenir avec force blasts, des riffs qui cisaillent et un chanteur rugissant. Cependant ce titre offre des contrastes sludge bien prenants grâce à une vitesse un peu plus modérée, notamment en fin de morceau. Même effet pour « Wretched Tongue », titre partant à 100 à l’heure avant de calmer sa vitesse via un riff central à la puissante mélodie postcore (la vitesse reviendra dans le rouge à la fin du morceau).
Sur « Drones », c’est l’influence black metal qui se greffe principalement au grindcore de Wake, grâce à ce tremolo épique dans le riff principal. Le reste de la rythmique étant plutôt saccadé, « l’entre-deux » se révèle dévastateur !

En seulement trois titres, Wake démontre comment en ouvrant son grindcore à d’autres styles, il parvient à conserver son identité intacte. Une furie infernale qui se poursuit dans les titres suivants, ponctués de variations rythmiques (« Low ») tantôt chaotiques (« Unrelenting Hate »), tantôt lourdes (« Endless Decay », final oppressant qui finira par s’emballer), et conservant de bout en bout ce goût pour l’extrême noirceur.

Wake fait du neuf avec du vieux, prenant du bon grindcore des familles et lui donnant un côté moderne en y incorporant ces influences extérieures. Urgence, groove, dissonances, tout est là (avec un son impeccable signé Joel Grind de Toxic Holocaust) pendant ces (même pas) 20 minutes qui passent bien (trop) vite au final. Un carnage !

  1. Burn Well
  2. Wretched Tongues
  3. Drones
  4. Better Living Through Apathy
  5. Low
  6. Unrelenting Hate
  7. Vultures
  8. Endless Decay

Bandcamp

beunz
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