Rob Rock – Holy Hell

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Style: heavy metalAnnee de sortie: 2005Label: AFM Records

C’est sur fond de bataille entre les forces du bien et du mal que Rob Rock nous propose son troisième album solo Holy Hell. Le chanteur américain a usé ses fonds de culottes (en cuir sans doute) depuis 1986 avec quelques références de la scène Heavy Metal telles qu’Impellitteri, Avantasia (L’opéra Metal de Tobias Sammett), ou encore Axel Rudi Pell. En 2000, il fonde son propre groupe dont il est le seul membre permanent(é) à ce jour.

Produit par le prolifique Roy Z. (Tout comme les derniers Judas Priest & Bruce Dickinson), ce nouvel opus porte indéniablement sa patte. Un Heavy de facture classique mais boosté par une production massive qui rend honneur à la section rythmique et donne à l’ensemble une belle énergie. Du côté de la performance vocale, Rob n’est pas en reste avec une tessiture étendue qu’il maîtrise à merveille. Le timbre du bougre pourra rappeler aux nostalgiques celui de Michael Kiske (Ex-Helloween), surtout dans les hautes altitudes.

Dans la guerre ultime qu’il met en scène, Rob Rock a choisi le camp des anges. Passons à présent en revue l’arsenal dont il dispose. La première moitié de l’album se déroule sous de bons augures. ‘Slayer of Souls’ démarre sur une rythmique puissante, de type Power. Le groupe alterne les passages efficaces et lyriques avec un certain bonheur, le break est exemplaire à ce sujet. L’ouverture est enlevée, sans temps mort et Rob taquine déjà la stratosphère. Les moins amateurs pourront s’irriter de ce fait mais le chant est indéniablement le moteur de cet album. La musique est entièrement vouée à servir les exploits du chanteur.

L’œuvre suit d’ailleurs ce schéma avec bonheur. Un modèle du genre en la matière vient confirmer nos constatations : ‘First Winds at the End of Time’ comporte une rythmique agressive et très efficace qui soutient un chant altier, digne des citrouilles à l’époque Keeper of the Seven Keys. Au moment du refrain le morceau décolle soudain sans effort grâce à des arrangements claviers discrets mais efficaces. Après un hymne fédérateur (‘Holy Hell’) et malgré un ‘Calling Angels’ trop convenu où les séraphins laissent quelques plumes, nous arrivons au point d’orgue de l’opus : ‘Lion of Judah’. La rythmique est bien balancée et entraînante. Le refrain se développe sur une longue montée en puissance qui débouche sur une envolée de voix superbe et épique. Voilà des titres qui nous fournissent de quoi se réjouir, malgré des solos un peu stériles trop souvent axés sur la démonstration.

La suite des événement est hélas plus décevante. La formation semble avoir perdu sa divine rage et délivre des titres linéaires et sans réelle recherche. ‘I’m a Warrior’ est trop classique malgré sa bonne exécution et un très beau pont. De son côté, la ballade ‘I’ll Be Waiting for You’ est sirupeuse et largement dispensable. Rob ne peut malheureusement pas sauver les meubles à lui seul. La tension retombe avec les très linéaires ‘When Darkness Reigns’ et ‘The revelation’. La voix est sans doute le point fort de l’album et elle est très agréable, mais le support et la composition (Et par là même, les lignes de chant aussi) laissent un peu à désirer.

Rob Rock avance vers la fin sans encombre mais sans inspiration. L’impression globale s’en trouve mitigée. Si Holy Hell est attrayant à écouter sur sa première partie, il déçoit dans la seconde. Reste la voix assez exceptionnelle de Rob, mais dont le charisme ne suffit pas à sauver l’ensemble. A noter pour les chanteurs, une initiative sympathique : le vocaliste nous donne sur son site Internet quelques conseils généraux et exercices frappés au coin du bon sens concernant l’entretien de ce précieux organe.

  1. slayers of soul
  2. first winds of the end of time
  3. calling angels
  4. holy hell
  5. lion of judah
  6. i’m a warrior
  7. i’ll be waiting for you
  8. when darkness reigns
  9. the revelation
  10. move on

Chroniqueur

alchemist

Chroniqueur inter mi-temps, amateur de chats, de Metal mélodique sous toutes ses formes, de fromages de caractère, de bons bouquins, de radios intelligibles... et de zombies.

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