Asmodeus – Imperium Damnatum

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Style: brutal blackAnnee de sortie: 2006Label: Twilight

Ne pratiquant pas le style de manière assidue et n’ayant jamais entendu parler de ces brutal blackeux tout droit venus d’Autriche, je me dois de préciser dès le début de cette chronique que j’ai subi des menaces éhontées afin de m’intéresser à Asmodeus. En général, c’est à ce moment là de la chronique que je dois remercier, contre toute attente, celui qui m’a vivement exhorté à enfreindre mon agenda puisqu’il m’a permis de découvrir un brûlot à l’existence jusqu’alors insoupçonnée à côté duquel je serais malheureusement (et vous aussi par la même occasion) passé.

Sans aller jusqu’à dire qu’il aurait été hors de question que je m’y attarde sans qu’on m’y invite, je ne peux que reconnaître que le sort n’a pas eu l’affront de tenir à distance un bijou qui deviendrait aujourd’hui mon album de chevet. Car de quoi s’agit-il si ce n’est d’un énième album de black « made in Dark Funeral style » ? Que peut bien apporter ce Imperium damnatum à la liste déjà fort longue de bons albums qui défouraillent et malmènent vos neurones endoloris ? Réponse : la batterie. C’est bien simple je n’ai pas cru que l’exécution avait une origine humaine tant que je n’avais pas vu le visage (peinturluré bien sûr mais bon on voit qu’il s’agit bien d’une forme humanoïde) de celui qui a dû naître derrière des fûts dès sans naissance le jour où il a été mis au monde. C’est proprement hallucinant : rapide (évidemment mais incroyablement), d’une régularité robotique, précis comme un jet de pisse acide qu’on aurait retenu pendant des heures après avoir ingurgité 10 litres de bière.
En-dehors du mid tempo Thorns et de l’outro A blaze at dawn qui procurent le répit qu’on est en droit d’attendre et de quelques (brefs) passages plus mélodiques (notamment l’intro de Withering vengeance ou au milieu des titres Servitus in aeternitatem et Inciting the rebellion), on a droit à de la déflagration non stop de riffs diaboliques (normal Asmodée était un démon) et ardemment ciselés. L’artwork est à l’image de la musique et de l’ambiance qui s’en dégagent : guerrière. Vous faites partie d’une armée indestructible partie reconquérir le trône des enfers laissé à une brute bien trop faible pour régner.

Bien que la première démo date de 1998, le premier et précédent album date de 2003. Les difficultés pour trouver les âmes suffisamment damnées et compétentes ont eu raison du timing et il aura fallu attendre 3 ans pour que ce 2ème album voit enfin le jour. Je n’ai pas écouté Phalanx inferna afin de vérifier leurs propres dires qualifiant ce Imperium damnatum de point d’orgue de la carrière. Qu’il me suffise de constater le caractère irréprochable de l’exécution et la production ultra efficace (encore qu’un peu « sourde » je trouve) pour subodorer qu’ils sont dans le vrai les gaillards.
Cependant, et cela explique ma note finale, le tout manque de « sorties de route », c’est à la longue un peu trop propre (toutes proportions gardées s’entend) et les passages réellement grisants qui captent et savent garder ma pleine attention sont trop fugitifs pour que j’accorde à ce groupe plus de valeur qu’à un autre pratiquant du genre.

Je ferai toutefois la démarche (de façon autonome cette fois-ci) d’assister à la suite de leur campagne punitive et sans fioritures.
Ah oui dernière chose : une mise en garde à l’attention de ceux qui souhaiteraient se rallier à cette armée. Il n’est en effet pas négligeable de savoir que la mission principale du démon inspirateur est de perturber la vie sexuelle des couples mariés, détruire les mariages récents, et encourager le désir des hommes envers les femmes. Et vous envisageriez de cautionner pareille ignominie ? Pas bien !

  1. enthronement of the sovereign
  2. decretum executionis
  3. servitus in aeternitatem
  4. inciting the rebellion
  5. on the inflammatory march
  6. thorns
  7. sator discordiae
  8. withering vengeance
  9. a blaze at dawn

Chroniqueur

Darkantisthène

Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

darkantisthene a écrit 276 articles sur Eklektik.

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2 Commentaires

  1. Keyser says:

    J’ai eu la même impression pour le batteur, les blasts sont d’une rapidité hallucinante et il a fallu que j’aille vérifier si c’était pas une BAR!

  2. mujahidin al-zatot says:

    ok, les décapitations et l anthrax ça sera pout une autre fois, t as de la chance

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