Ablaze In Hatred – The Quietude Plains

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Style: doom mélodiqueAnnee de sortie: 2009Label: Firebox

Ah ben là je suis sacrément emmerdé, je ne vous le cache pas. J’hésite franchement à vous proposer, en tant que chronique de ce deuxième album des Finlandais d’Ablaze in hatred, un simple lien vers la chronique de son prédécesseur que j’avais faite il y a un peu plus de 2 ans (je m’en souviens comme si c’était il y a un peu plus de 2 ans, quelle ironie que la marche du temps tout de même).
Non pas qu’elle était exceptionnelle au point de pouvoir encore aujourd’hui faire chavirer les cœurs meurtris des doomeux à l’âme mélancolique mais bien plutôt parce le chemin emprunté par le groupe relève plus de l’autoroute 5 voies que de la route vicinale aux méandres délicats.

Bon si j’avais fait ça, que l’on se rassure, je n’aurais pas manqué de vous faire part de 2 ou 3 mises en garde : il aurait par exemple fallu mettre « deuxième » à la place de « premier » devant le terme « album » (et ouais c’est un métier) et changer le titre en The quietude plains.
En-dehors de cette base objective, je n’aurais pas eu à beaucoup user ma gomme tellement rien n’a changé depuis Deceptive awareness. On a en effet toujours affaire à un doom death mélodique tendance Swallow the sunien aux forts relents de Shape of despair (« A walk through the silence » et « Beyond the trails of torment » en tête bien qu’ils me rappellent également le premier album des Portugais Heavenwood). 3 ans après, pas la moindre trace d’évolution. Tant mieux pour qui apprécie le style, bien évidemment, mais un peu dommage pour qui attendait une confirmation plus ténue du talent d’Ablaze in hatred.
Je fais bien sûr partie de cette dernière catégorie. Ce qui m’amène au dilemme de la notation.
Car les qualités sont franchement présentes. D’ailleurs ce sont les mêmes qualités que celles du premier album, y’a quà voir.
Cependant, tout ne me semble pas mis en œuvre pour faire de cet album un incontournable : le titre « The quietude plains » tire selon moi en longueur et la sauce qui paraissait prendre dans les premières minutes retombent quelque peu (un final aux notes de piano peu pertinentes). Même sentence pour « My dearest end » qui, malgré un belle entrée en matière, ne développe pas pleinement son potentiel.

Sacrément emmerdé donc, comme je le disais. Soit je mets l’accent sur le petit coup de rein qui manque ; soit je mets en avant la gentille confirmation de l’arrivée d’un groupe sur lequel il faut compter.
Oh et puis démerdez-vous et écoutez, tiens !

  1. a walk through the silence
  2. perfection of waves
  3. the wandering path
  4. beyond the trails of torment
  5. the quietude plains
  6. my dearest end
  7. therefore i suffer

Chroniqueur

Darkantisthène

Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

darkantisthene a écrit 276 articles sur Eklektik.

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