Un peu de glacial au milieu de cet été 2026 des plus torrides, en voilà une bonne idée ! Duo suisse passé maître dans l’art de nous immerger dans les limbes les plus lugubres qui soient, Death. Void. Terror. revient avec un nouvel album faisant suite à To The Great Monolith I (2018) et To The Great Monolith II (2020). Mixant black, death, doom, drone et ambient pour un résultat aussi mystérieux qu’anxiogène, le duo poursuit son œuvre en apportant un certain rafraichissement à sa recette.
Et on peut s’en rendre compte dès l’introductif « (– –) Ametähna » qui, sans toucher à son atmosphère oppressante, vient « aérer » son décor. Exit les murs chaotico-dissonants qui leur étaient pourtant si chers jusqu’alors, D.V.T. opte ici pour l’incantatoire (avec vocaux râlés mais qui se muent soudain en envolées théâtrales) sur fond d’onde malfaisante à l’aura liturgique.
Les instruments reviennent sur « (– – -) Srek Ysedon », toujours pas aussi pesants qu’à l’accoutumée mais il y a là bien assez pour vous coller des sueurs froides grâce à la gestion de l’écho (avec quelques bruits de sonar de sous-marin, signifiant bien que la surface n’est qu’un lointain souvenir !). Ce titre viendra aussi surprendre par ses voix déformées, parfois noyées dans la réverb, agonisant, bref, y ajoutant un surplus de terreur. Enfin « Third Monolithic Manifest » termine de manière assez singulière, une sorte de dark ambient minimaliste peu évolutif avec des vocaux monstrueux imperceptibles car saturés. Un quart d’heure un peu décevant car les frissons s’éclipsent malheureusement au profit de l’ennui…
Un peu terni par son final, ce nouveau chapitre dans l’œuvre de ces deux suisses vaut tout de même le détour pour peu que vous soyez amateurs de Lurker Of Chalice ou des passages expérimentaux de leurs compatriotes Schammasch. Un trip « ritualistico-spirituel » pas si simple d’approche mais qui pourrait bien trouver ses adeptes.
Death. Void. Terror.
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