Devil – Magister Mundi Xum

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Style: Heavy DoomAnnee de sortie: 2010Label: Unborn Productions

La touche vintage venue du grand Nord. Résurgence des mythes, resucées géniales ou fumisteries barbantes ? Les barons scandinaves s’amusent à redessiner les contours des genres, on l’avait vu il n’y a pas si longtemps avec Ghost. Ce qui est assez intéressant avec les « machines à reproduire » suédoises, norvégiennes ou finlandaises, c’est d’abord cette passion pour l’authenticité, cette volonté de faire du neuf avec du vieux, pas question de sacrifier à la tradition quand on retouche à l’Histoire. Il faut dire que l’Histoire on la tutoie tous les jours, elle est culturelle, Mercyful Fate le cousin danois ou Sarcofagus chez l’ami finlandais sont de véritables gloires locales, quoique pour le dernier, la gloire est plus anonyme.

Pourtant si certaines jeunes pousses jetaient une oreille sur Envoy of Death, ils pourraient comprendre le pourquoi de certains groupes comme Devil. La tradition heavy n’est pas arrivée sur le tard au Nord de notre continent. Sarcofagus est de ces représentants que l’on a eu tendance à oublier, pourtant c’est une matrice essentielle de l’émergence du genre en Finlande. La digestion Sabbathienne entérinée en plus, comme une digestion du doom en sus, Devil nous propose un mélange des genres au ton simple et efficace, à la mise en place solide sur sa première démo Magister Mundi Xum.

 

À la croisée des genres et avec une simplicité dans le son toute singulière, Devil nous ramène à l’ère protométal avec son groove de groupe de bar, la crudité de ses sonorités tout juste piquées par quelques effets et servies fraîches comme des sushis au comptoir par des gaillards aux sourires enfantins quand ils revisitent les structures du doom des 80’s. Du traditionnel, du rock, de l’organique, sans fard, sans artifice, juste l’envie de coller au plus près de cette énergie avec la bonhomie de la première démo que l’on lâche sur le marché. Derrière le micro un Joakim Trangsrud aboie jovialement quelques clichés bien kitsch histoire de saisir l’univers du groupe et de le dorer sous le feu de Satan, au milieu des pentagrammes, le zig pousse la charge avec passion et ça marche.

Première démo, et exercice plutôt réussi. On aimera l’énergie et l’ambiance, l’approche crue et l’envie, la patte et le ton rock cabochard, les hymnes aux courbes arrondies comme les paraboles de la résurgence du denim et de ses patchs flanqués sur les mailles de son armure. Les soldats ont soif et la fête a déjà commencé.

 

http://www.youtube.com/watch?v=NAJhLExZOJQ&feature=relmfu

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Commentaire

  1. darkantisthene says:

    oh la vache, ça fait pas semblant ici, ça sonne old danzig musicalement, riffing très simple, bien rock avec la noirceur qui va bien ; par contre, je ne suis pas très fan des vocaux

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