Edinburgh Of The Seven Seas – Inlandsis
Chronique Post-Rock/Experimental

Edinburgh Of The Seven Seas – Inlandsis

beunz
beunz
Auteur
17 février 2016
il y a 10 ans
3,977 vues
Année de sortie
2015
Note

C’est assez plaisant de recevoir une proposition de chronique pour un groupe ayant un nom assez énigmatique pour donner envie d’en rechercher la signification. Edinburgh Of The Seven Seas est donc le nom d’un village, l’unique village de l’île volcanique Tristan Da Cunha (qui fait partie de Sainte-Hélène). Voilà pour la petite minute culturelle et […]

Edinburgh Of The Seven Seas – Inlandsis

C’est assez plaisant de recevoir une proposition de chronique pour un groupe ayant un nom assez énigmatique pour donner envie d’en rechercher la signification. Edinburgh Of The Seven Seas est donc le nom d’un village, l’unique village de l’île volcanique Tristan Da Cunha (qui fait partie de Sainte-Hélène). Voilà pour la petite minute culturelle et la découverte d’un territoire loin de tout, semblant aussi intriguant que fascinant.

C’est donc cette thématique pour le moins originale qu’a choisi Florian Mallet, membre de Mudbath, pour son projet solo. Conservant le goût des structures progressives de son groupe originel, Edinburgh Of The Seven Seas ne va pas pour autant dans les mêmes eaux oppressantes… Jouant avec les textures, tantôt éthérées, tantôt enveloppées de ce voile rappelant les embruns, ce Inlandsis propose un trip maritime mystique aux atmosphères vaporeuses pouvant rappeler les débuts de Belong (« Profonde Ivresse »).

Entièrement instrumentale, la musique d’Edinburgh Of The Seven Seas jongle donc entre arpèges post-rock nostalgiques et effets sonores les accompagnant en prenant plus ou moins d’espace. Cet entre-deux évoque donc forcément les paysages maritimes ou côtiers de cette île, des paysages plutôt tranquilles dont l’horizon se voit souvent bouché par la brume (le bien nommé « Eblouis par ces voiles de brume »). Une pause contemplative majoritairement apaisée et ce, quel que soit le temps, qu’il soit au beau fixe (« Cette terre où l’eau est noire » et sa guitare acoustique prenant) ou bien plus mitigé (les grésillants « Profonde Ivresse » ou « L’effondrement du temps »).

Bande-son idéale pour se retrouver avec soi-même le temps d’un après-midi de brouillard, Inlandsis n’a pas d’autre prétention que de mettre en musique la tristesse et la désolation qu’inspirent ces paysages oubliés à son auteur. De quoi donner de nouvelles perspectives de voyage pour l’automne ou l’hiver…

  1. Eblouis par ces voiles de brume
  2. Insondables abysses
  3. Inlandsis
  4. Cette terre où l’eau est noire
  5. Profonde Ivresse
  6. L’effondrement du temps
  7. Aéro nef
  8. Aurore boréale
  9. Les bienheureux de la désolation

Bandcamp

Artistes / Groupes

Record Label

Genre selon le Chroniqueur

post-rock/experimental

Catégories

Famille/Genre

beunz

beunz

Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

3086 articles publiés

0 commentaire

Soyez le premier à partager votre avis !

Laisser un commentaire

Minimum 10 caractères. HTML basique autorisé.

* Champs obligatoires

Partager cet article