Lambrini Girls – Who Let the Dogs Out
Chronique (post) Punk De Salopes (c'est Elles Qui Le Disent)

Lambrini Girls – Who Let the Dogs Out

krakoukass
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Auteur
8 février 2025
il y a 1 an
4,555 vues
Année de sortie
2025
Note
Trio devenu duo, le groupe propose un premier album long format qui mélange punk, post-punk et touches pop, tout en conservant une énergie enragée et des critiques acerbes sur divers sujets sociétaux, avec quelques morceaux marquants et une production accessible, bien que certains titres soient moins percutants.
Lambrini Girls – Who Let the Dogs Out

Trio devenu duo incarné aujourd’hui par Phoebe Lunny (voix/guitares) et Lilly Macieira (basse), les Lambrini Girls avaient gentiment secoué le game punk avec leur premier EP You’re Welcome, dont j’avais déjà eu l’occasion de louer les qualités. Un EP qui donnait envie d’en entendre plus, et qui avait donc logiquement créé une certaine attente pour Who Let the Dogs Out, premier album long format paru en tout début d’année 2025.

A défaut de réellement mettre de l’eau dans leur vin, en proposant quelques morceaux un peu plus post-punk (les rapprochant d’Idles) et même un peu de pop (« No Homo », pas le morceau le plus marquant de l’album ceci dit) les filles apportent un peu de variété à leur disque, se distinguant en cela d’Amyl and the Sniffers qui adoptent pour leur part une approche punk lorgnant davantage vers le « hard rock » (voir aussi ponctuellement la pop). Globalement toujours très enragées, les deux femmes balancent à nouveau leur fiel à la face du monde et tout le monde en prend encore pour son grade, et pas seulement les mâles alphas et le patriarcat (mais quand même un peu, au hasard sur « Big Dick Energy ») mais aussi le népotisme, le capitalisme ou les violences policières.

Who Let the Dogs Out voit Les Lambrini Girls bien gérer le passage sur long format avec la présence de quelques brûlots qui valent le détour : « Bad Apple », « Big Dick Energy », « Special Different », « Cuntology 101 » et surtout l’excellentissime « Love » et ses guitares tournoyantes.

On déplore quand même quelques titres moins impactants et plus quelconques (« Nothing Tastes as Good as it Feels » et « You’re not from around Here » auxquels on ajoutera donc aussi « No Homo » en fonction des jours) qui viennent un peu ternir la qualité de l’album lequel reste néanmoins tout à fait recommandable (et qui est vendu moins de 10€ en CD, une initiative rare et à saluer) aux amateurs du genre. Les anglaises sont en tout cas assurément un groupe à suivre!

Tracklist :
1. Bad Apple (02:32)
2. Company Culture (03:02)
3. Big Dick Energy (04:16)
4. No Homo (02:27)
5. Nothing Tastes As Good As It Feels (02:56)
6. You’re Not From Around Here (02:23)
7. Scarcity Is Fake (00:17)
8. Filthy Rich Nepo Baby (02:34)
9. Special Different (02:55)
10. Love (03:40)
11. Cuntology 101 (2:18)

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Krakoukass est cofondateur d’Eklektik Rock. Il s’est imposé comme l’une des plumes majeures du webzine depuis ses débuts en 2004, avec des goûts qui couvrent un large spectre allant de la Pop au Death Metal, en passant par le Black, le Neo ou l'Electro, sans oublier des incursions vers le Rock Alternatif, le Doom ou l'Indus. Fidèle aux scènes innovantes comme aux valeurs sûres, il a suivi de près la plupart des pointures du Rock et du Metal mais aussi énormément de groupes plus underground. Son regard critique s’attache autant à la créativité des formations émergentes qu’à l’évolution des grands noms des courants contemporains.

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