Plebeian Grandstand – False Highs, True Lows
Chronique Black Metal Orthodoxe

Plebeian Grandstand – False Highs, True Lows

beunz
beunz
Auteur
8 avril 2016
il y a 10 ans
4,250 vues
Année de sortie
2016
Note

Si Lowgazers (2014) avait mis du temps pour me convaincre, la bascule du hardcore chaotique vers le black metal ayant rendu le second album de Plebeian Grandstand bien difficile à apprivoiser, ce False Highs, True Lows poursuit deux ans plus tard cette exploration de « l’art noir » en occultant (presque) tout son passif hardcore. Une suite […]

Plebeian Grandstand – False Highs, True Lows

Si Lowgazers (2014) avait mis du temps pour me convaincre, la bascule du hardcore chaotique vers le black metal ayant rendu le second album de Plebeian Grandstand bien difficile à apprivoiser, ce False Highs, True Lows poursuit deux ans plus tard cette exploration de « l’art noir » en occultant (presque) tout son passif hardcore. Une suite de l’évolution des toulousains les plaçant désormais en tête de gondole du black metal made in France.

Car ce nouvel album nous plonge dans une vision du black metal orthodoxe pas très éloignée d’un Deathspell Omega. Une fois que les trompettes (de la mort) de « Mal du Siècle » se taisent, Plebeian Granstand appuie sur le champignon (désolé) et installe avec « Low Empire » une ambiance glaciale blindée de dissonances, de blasts hypnotiques accompagnant cette voix hargneuse et ces riffs de guitares oppressants, tournoyants dans un vortex inextricable (ouais, pire que la forêt de Koh Lanta).

La violence déversée par Plebeian Grandstand est une nouvelle fois inouïe, tout vole en éclat, les structures comme les émotions (conservant à ce niveau leur affection pour le mathcore de leurs débuts), installant ce malaise palpable qu’on leur connait mais désormais couplé à cette ambiance particulière, développant un paysage complexe où le chaos le plus opaque rencontre cette atmosphère religieuse.

Le sentiment d’extrême agressivité reste constant tout au long de cet album, même lors de l’interlude drone « Mineral Tears » ou pendant « Tame The Shapes », titre instrumental à part car quasi sludge/doom. Celui-ci servant de longue intro à la méchante conclusion « Eros Culture », terminant ce nouvel album dans un maelström de blasts, de voix multiples, chuchotées, scandées mais le plus souvent arrachées et de riffs épileptiques s’arrêtant net, tout comme la tension à vif créée pendant les sept titres le précédant. Avec son nouveau rouleau-compresseur de dissonances on ne peut plus vicieuses, le groupe toulousain franchit une nouvelle étape dans la douleur, mais c’est tellement bon de se faire du mal !

  1. Mal Du Siècle
  2. Low Empire
  3. Tributes And Oblivions
  4. Volition
  5. Mineral Tears
  6. Oculi Lac
  7. Tame The Shapes
  8. Eros Culture

Bandcamp

Genre selon le Chroniqueur

black metal orthodoxe

Catégories

Famille/Genre

beunz

beunz

Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

3086 articles publiés

0 commentaire

Soyez le premier à partager votre avis !

Laisser un commentaire

Minimum 10 caractères. HTML basique autorisé.

* Champs obligatoires

Partager cet article