Deux ans après le surprenant Prås, les danois de Karambolage font leur retour avec leur second bébé sous le bras. Un bébé sacrément capricieux, nous emmenant une nouvelle fois dans des contrées instrumentales foisonnantes à la croisée du rock progressif, du jazz et du stoner (le gros grain de guitare).
Ces cinq nouvelles compos se jouent des rythmiques et de toute prévisibilité, occupant l’espace de façon iconoclaste où lourdeur (la dernière partie de « Gus ») et légèreté se télescopent (eh oui, ça fait un carambolage), notamment via une basse qui appuie mais semble sautiller sur de nombreuses séquences (« Hovl », »Ublu »). Offrant des progressions étranges, aux rythmiques et humeurs changeantes titillant l’expérimental, mais n’hésitant pas à aller vers le post-rock plus facilement assimilable (« Lydhor », « Ildhu ») aux mélodies hypnotiques n’allant pas dans la démonstration mais plus dans l’émotion, le groupe danois vogue au gré de ses envies.
Bref, on tient là un solide successeur à leur prometteur premier album, le trio y développant une atmosphère unique teintée d’étrange, de complexité et de grooves ravageurs. Une confirmation.
Karambolage
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