Repéré en ouverture de Wardruna lors de ses concerts parisiens, Dayazell revient armé d’un nouvel album invitant au voyage du côté de l’Arménie, la Turquie, l’Espagne et la Grèce. Le groupe toulousain s’inspire en effet du folklore de ces pays et interprète là huit titres entre musique du monde et folk.
Jouant sur des instruments acoustiques ou traditionnels comme l’oud (sorte de grosse mandoline), la nyckelharpa (sorte de gros violon suédois), le ney (flute du Moyen-Orient) ou encore les tambours, Dayazell les manie avec délicatesse afin de plonger l’auditeur dans un décor désertique, des images de sable et de dénuement venant immédiatement en tête.
Renforcé par des voix (celle d’Isao Bredel pour l’envoûtement accompagnée des chœurs de ses trois comparses, discrets mais apportant un surplus d’émotion comme sur le doux « Ipne Pou Pernis Tapedhia »), Hypnos n’entre pas forcément dans mes styles de prédilection mais sait séduire par ses nombreuses subtilités, nous faisant découvrir ces traditions plus ou moins lointaines.
Entre sérénité et mystère autour de ces cultures pas forcément des plus connues par chez nous, le charme opère et les sens voyagent. Dépaysement assuré !
Dayazell
EricTR
il y a 1 anC’est sûr que ça mène ailleurs.
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