The Young Gods – Appear Disappear
Chronique Ambient Electronic Rock

The Young Gods – Appear Disappear

krakoukass
krakoukass
Auteur
8 juillet 2025
il y a 1 an
4 commentaire s
6,105 vues
Année de sortie
2025
Note
Un nouvel album d'un groupe suisse, souvent perçu comme difficile d'accès, propose des titres aux rythmes répétitifs et à la voix parlée du chanteur, suscitant un sentiment d'ennui malgré quelques éléments musicaux plus dynamiques, laissant l'auditeur perplexe quant à l'attrait de cette œuvre.
The Young Gods – Appear Disappear

The Young Gods fait partie de ces quelques groupes que je n’ai jamais réussi à « comprendre ». Je n’ai jamais compris ce que tant de gens trouvent si « génial » à propos de leur musique (jusqu’à notre regretté comparse de chroniques Neurotool qui exprimait tout son amour pour le groupe dans un live report publié dans ces pages en 2008). Même Only Heaven sorti en 1995, un album considéré comme important et semble-t-il leur « chef d’oeuvre » pour beaucoup, m’a toujours laissé complètement de marbre. Alors qu’un nouvel album était annoncé, cet Appear Disappear, je lançais l’écoute du premier titre dévoilé, en l’occurence le morceau-titre sans rien en attendre évidemment, et je me retrouvais à me dire « tiens c’est pas mal du tout ça »!

Ma curiosité était donc aiguisée et je me disais que j’allais peut-être enfin comprendre les suisses et pénétrer leur univers sur l’album entier.

Encore raté malheureusement…

En dehors du premier titre donc, je n’arrive qu’à faire le constat que l’album est affreusement chiant et soporifique… Même si le groupe nous indique avoir souhaité réaliser avec cet album quelque chose de plus frontal que sur ces derniers albums, ce ne sont pas les quelques riffs de guitares qui surgissent ponctuellement (« Systemized ») ou les big beats qui évoquent un Fat Boy Slim ou un Prodigy très en retard de plusieurs époques (« Blue Me Away »), qui changeront la perception globale et la sensation d’ennui qui subsiste pour ma part tout au long des 10 titres pour 44 minutes que dure l’album.

Il ne se passe en fait pas grand chose, en général chaque titre tourne autour d’une ou deux rythmiques balancées par la batterie, un synthé, la basse (« Shoot that Drone ») ou une guitare vaguement indus, et répétées jusqu’à l’usure (heureusement pas trop longtemps, les titres ayant le bon goût d’être plutôt courts). Cerise sur le gâteau, le chant de Franz Treichler est assez imbitable, du reste exactement comme dans le souvenir pourtant assez lointain que j’avais conservé de Only Heaven. Si l’on peut parler de chant d’ailleurs, puisqu’il s’agit plutôt en réalité toujours de passages « parlés » plus que chantés. Les paroles se veulent sans doute travaillées mais sont franchement étranges voire un peu embarassantes surtout lorsqu’elles sont dites en français (« des choses qui tombent du ciel… ça ne te regarde pas… avec mes yeux de tous »… ; « Hey Amour est-ce que tu viens au bal ce soir, est-ce que tu viens masqué(e) »… on pige la référence au COVID, mais tout de même…), même si en anglais ce n’est pas forcément mieux, vu l’accent très francophone du chanteur du groupe.

Probable que je sois purement et simplement hermétique au style pratiqué par les suisses, et que ceux qui les apprécient continuent à le faire. Je ne doute pas que pour eux ce nouvel album puisse être alors vu comme un album de qualité à ajouter à la discographie d’un groupe qu’ils aiment et tant mieux pour eux. Pour ma part il s’agit probablement de ma dernière tentative tant les quelques écoutes de l’album se sont avérées extrêmement pénibles et longues…

Tracklist :
01 – Appear Disappear
02 – Systemized
03 – Blue Me Away
04 – Hey Amour
05 – Blackwater
06 – Tu en Ami du Temps
07 – Intertidal
08 – Mes Yeux de Tous
09 – Shine that Drone
10 – Off the Radar

Artistes / Groupes

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Genre selon le Chroniqueur

Ambient Electronic Rock

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Krakoukass est cofondateur d’Eklektik Rock. Il s’est imposé comme l’une des plumes majeures du webzine depuis ses débuts en 2004, avec des goûts qui couvrent un large spectre allant de la Pop au Death Metal, en passant par le Black, le Neo ou l'Electro, sans oublier des incursions vers le Rock Alternatif, le Doom ou l'Indus. Fidèle aux scènes innovantes comme aux valeurs sûres, il a suivi de près la plupart des pointures du Rock et du Metal mais aussi énormément de groupes plus underground. Son regard critique s’attache autant à la créativité des formations émergentes qu’à l’évolution des grands noms des courants contemporains.

1354 articles publiés

4 commentaires

Flo Rnt

il y a 1 an

Je n’ai pas encore écouté celui-ci, et je fais partie des gens qui apprécient les YG. Mais je pige tout à fait le fait d’être hermétique à leur musique. Il m’a fallu à l’époque pas mal de temps pour rentrer dans le trip. Je ne regrette pas d’avoir persévéré ;-)
M’en vais me le chopper rapido celui-là !

RBD

il y a 1 an

Si tu n’apprécies pas cet album, c’est que les Jeunes Dieux ne sont pas faits pour toi. Non pas qu’il soit un chef-d’oeuvre absolu, mais il est très fidèle à l’orientation la plus classique du groupe vers ce Rock Industriel plutôt facile à aborder et raffiné dans les détails, avec le chant typé de Frantz Treichler marqué par un fort accent de romand côtoyant beaucoup les alémaniques (j’adore !). Je pense que certains vieux fans vont préférer les albums plus expérimentaux comme les deux précédents. « Only Heaven » appartient plutôt à cette option et reste un disque adulé pour avoir été le premier où ils ont assumé leur goût pour Pink Floyd.

Pour en finir avec icelui, il est dans le droit fil d' »Everybody Knows » et « Super Ready Fragmenté », agréable mais sans y apporter vraiment quelque chose de plus.

Philippe Ninus Grand

il y a 1 an

°°° Tous les goûts & toutes les couleurs sont dans la Nature… Il est néanmoins des critiques qui me laissent pantois car trop déterminées sinon bien-pensantes avec de partielles références. Ceci ne les empêche absolument pas de rester gravées et, malgré tout, respectables puisque de la cour des grands, vus, entendus & revus, réentendus… Bref, celle-ci me confirment une fois de plus que mes goûts musicaux & artistiques pourtant très larges, multiples & variés, ne sont décidément pas dans la droite ligne de la majorité & TANT MIEUX ! ‍☠️ Quant aux Young Gids, ils n’auraient jamais parcouru 4 décennies et de multiples performances tant scéniques que sonores sans leur créativité et originalité certes helvétique mais reconnue internationalement, logique Tu m’vois \ Tu m’vois plus

Krakou
il y a 1 an

Je ne suis pas sûr que mon avis soit représentatif d’une quelconque majorité pour le coup. Aucune idée en vérité.

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