Trois ans après leur EP éponyme, les canadiens Harvested font leur retour avec un premier album traitant de maladies mentales et de psyché humaine. Etant donnée leur origine, le death metal du groupe se pare forcément d’une technique très affutée mais ne cherche pas non plus à verser dans le trop démonstratif fatigant, fort heureusement.
Joué cependant de manière très « mécanique », Dysthymia mixe les écoles du genre entre brutalité héritée d’un Cannibal Corpse ou d’un Suffocation mais conservant une fluidité moderne à toute épreuve grâce à de nombreuses variations rythmiques (sur l’excellent « Voices Of The Void » par exemple où vélocité, groove et mélodies enlevées se mêlent naturellement au carnage). Le vocaliste Adam Semler donne, lui, essentiellement dans le gras-double monocorde, bien en phase avec les volumineux parpaings délivrés par ses comparses… bien que ses rugissements manquent d’un peu de variations (il y en avait un peu plus sur l’EP).
Et c’est peut-être là que le bât blesse un peu car malgré son aspect très imposant et immédiat de ce premier album, une certaine monotonie s’installe. Un léger écueil qui n’empêche pas de faire des pauses afin d’apprécier au mieux leur puissance. Un solide premier jet qui devrait trouver son public parmi les amateurs de death groovy et technique.
- Harvested
- Repressed Neurosis
- Unending Madness
- Synaptic Confusion
- Designed Dilemma
- Gathered And Deluded
- Voices Of The Void
- Unanchored
- The Infestation
Harvested
RBD
il y a 1 anJe suis plutôt déçu par cet album qui montre une certaine reculade par rapport au potentiel promis par l’EP. On retrouve les inspirations Post-Thrash, une orientation technique-brutale typique de chez eux, la production clinique (trop sans doute)… Toutefois il sera difficile de sortir du lot avec un disque aussi peu original, parfait en surface mais étonnamment ennuyeux alors que la concurrence est rude. On regretterait une imperfection attachante. Le prochain, peut-être ?
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