Outre ses activités de frontman de Moonspell, Fernando Ribeiro se mue parfois en découvreur de talents. Au volant de son label Alma Mater Records, le portugais nous a déniché ici deux projets solo de black metal, Sigilo (Portugal) et Luxuria de Lillith (Brésil).
C’est au local de l’étape, Sigilo, de débuter les hostilités. Le projet monté par un certain Selvmord (ex-Mournkind) fait ici ses grands débuts avec ce projet et sonne comme un groupe déjà bien confirmé. En effet, les quatre titres joués ici sont dotés d’une qualité sonore premium, blindés de mélodies épiques (sans jamais verser dans le mauvais goût), de quelques arpèges et même de quelques arrangements atmosphériques pendant « Universal Gathering Chantic ». Une première partie de split très efficace.
Luxuria de Lillith est quant à lui plus expérimenté puisqu’actif depuis 1998. Le projet du brésilien Drakkar possède une discographie bien fournie (notamment quatre albums au milieu d’une foultitude de démos) et met fin ici à un silence de six ans. On est ici dans un black metal chanté intégralement en portugais et correspondant aux codes du black mélodique des années 90. Voix grim, synthés atmos à la Emperor (sur l’ouverture « A Testimunha do Mal ») ou Limbonic Art, le brésilien a choisi une optique en apparence désuète (« Nosferatos ») mais qui marche par un équilibre parfait entre mélodie, atmosphères et agression.
Bref, d’un petit split sans prétention, on passe à la découverte de deux projets de black metal bien distincts mais complémentaires (pas uniquement à cause de leur langue natale), proposant une relecture personnelle très intéressante du genre. A découvrir !
Luxuria de Lillith
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