Découvert en 2022 avec un premier album éponyme, Spite House a décidé de quitter les pourtant qualitatifs New Morality Zine (cursetheknife, Demo Division, Downward…) au profit du géant Pure Noise Records (Knocked Loose, Slow Crush, Counterparts…). Une reconnaissance permettant au trio originaire de Montréal de pouvoir exposer au plus grand nombre son mélange d’emo et de post-hardcore.
Le chanteur/guitariste Max Lajoie a mis énormément de lui-même dans ce Desertion, ayant traversé des tragédies personnelles il y a quelques années, la musique lui sert d’exutoire. Accompagné de deux comparses au diapason, le trio déverse un post-hardcore qui, sous sa rage et son énergie, nous sert de grosses louches d’émotions.
Dès l’ouverture « Ashen Grey », on trouve là une recette qui, sans être inédite, fait instantanément mouche. De ce chant au grain « graspy » à ces mélodies évoquant instantanément Title Fight (qui se fait désirer !) comme sur « Midway », on se fait embarquer sans vouloir lâcher ce Desertion.
De tempos plutôt bas (« Deafening Calls » ou « Tied To The Flow » où le chant se fait plus suave, transposant par là bien des émotions en mode confession) en passages euphorisants (« Desert », « Down The Drain », tous deux bien percutants), tout apparaît ici maîtrisé et taillé pour le live.
Sonnant comme un album de pop-punk sans en être (c’est-à-dire comme une version « adulte » du genre), Desertion évoque autant Hot Water Music que Polar Bear Club. Un second album introspectif très réussi, remuant autant les sens que la tête de l’auditeur.
- Ashen Grey
- Deafening Calls
- Desert
- Tied To The Flow
- 10 Days
- Down The Drain
- Please Know
- Stale Change
- Midway
- Coma Dream
- Safe Haven
Spite House
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