Woest – Vomir à Outrance
Chronique Black Metal/Indus

Woest – Vomir à Outrance

beunz
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Auteur
27 novembre 2025
il y a 9 mois
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Année de sortie
2025
Note
Une plongée cauchemardesque dans des rues très mal famées en compagnie de black métalleux version punk ayant un gros penchant pour les substances les plus diverses et la techno indus, voilà le programme de ce Vomir à Outrance (oui le titre est explicite).
Woest – Vomir à Outrance

Venant de Marseille, Woest est un quartet – composé de membres de Filthy Charity, Tarask et rejoint il y a peu par l’ancien guitariste d’Aorlhac – pour qui black metal rime avec urbain, mais dans sa vision la plus crade et glauque à la fois. Un tableau de décrépitude au sein des bas-fonds de grandes villes appuyées par de nombreux éléments industriels, voire des beats techno allant de pair avec l’atmosphère générale.

Une atmosphère qui opte donc pour l’oppressant, le poisseux, bref le pas vraiment accueillant vous l’aurez compris. Cette exploration hostile de ce qui semble illustrer les plus bas instincts de l’Homme possède en fait une vraie vision philosophique. Incluant par exemple le début des Chants de Maldoror de Lautréamont dans « Dionysiaque », texte « imagé », donnant ici le sentiment curieux d’avoir à faire à des « punks littéraires » portés sur les fluides corporels.

Des textes riches et souvent plus explicites (rien que le titre « Déterminé à puer la merde » vaut son pesant de cacahuètes) accompagnés d’un mélange irritant de black metal tranchant et d’une voix haineuse (aux lyrics audibles quasiment tout le temps) sur fond de rythmiques industrielles aux beats appuyés, qui créent là un maelström nauséeux. Un peu comme si The Axis Of Perdition et Blacklodge avaient quitté leurs usines pour une virée avec The CNK dans des rues miteuses entre errances, froideur et addictions diverses.

Avec son ambiance dérangée et ses beats techno qui s’emballent souvent (« Brûler »), Vomir à Outrance se vit comme une expérience singulière où la constante agression s’accompagne d’une part d’effluves peu ragoutantes… et d’une part de divagation, ne réalisant plus trop que l’on termine souillé sous ce déluge de fluides immondes. La pluie de conclusion (« Hidden Track ») n’en est plus que bienvenue.

Artistes / Groupes

Genre selon le Chroniqueur

black metal/indus

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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