A une inversion de lettres près, on aurait pu avoir un nouvel album de la part des anglais de God Complex (qu’on retrouvera bientôt sur la route en compagnie de Counterparts et Sunami (entre autres), or rien à voir ! Dog Complex vient du New Hampshire et offre avec ce premier album une impressionnante suite à leur EP Do Fish Dream? (excellente question) sorti en 2024.
Ce premier album amalgame énormément de choses, si bien que sa lecture se veut sacrément complexe. On attache alors sa ceinture avant de se prendre cette collection de déflagrations alternant entre blackened hardcore débridé (« If It Bleeds, It Leads ») et mathcore (via de très nombreux contretemps et variations de tempo), le tout accompagné de breaks expérimentaux contribuant à une écoute résolument surprenante.
Ainsi entre l’electro étrange de « God Loves A Company Man », le break mélodieux laissant place à des violons stridents d' »Under The Porch, Where The Dog Died », ou bien encore le drone/noise irritant introduisant « All Kinds Of Foul, Gruesome Creatures » (qui poursuit quelque part entre The Body et Full Of Hell) et leur facette harsh noise sur « Head Of A Wrathful Deity », il y a ici une infinie multitude d’informations et de détails, pas si simples à être assimilés en une fois.
Mais le duo derrière le projet parvient à rendre tout ça cohérent, dégageant une telle aura de dévastation horrifique, certes sinueuse mais toujours captivante se concluant par le fabuleux « Terminal Lucidity », soient presque treize minutes passionnantes et douloureuses (et même étonnamment émotionnel lors du passage où apparait un chant féminin), comme un condensé de tout ce que Dog Complex a à offrir.
Un oublié/méconnu de 2025 dont vous pouvez désormais vous délecter, à condition d’avoir le cœur bien accroché !
Dog Complex
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