Malheureusement pour Soft Spot, ses membres ont choisi un patronyme similaire à celui de deux autres groupes: un trio de rock alternatif du Connecticut et un autre de post-rock australien. Donc chercher des infos sur le groupe sur l’ami Google demande un peu de temps, vous l’aurez compris. Bref, ce Soft Spot-là est allemand (d’Hambourg) mais aussi basque en même temps (l’une des chanteuses), souhaitant faire cohabiter hardcore version arrachée (avec un duo de vocalistes qui se décapent la glotte) accompagné d’une ambiance black metal et avec des riffs touchant parfois au doom et autres sorties de piste (sur « Red Eyes » par exemple).
Après avoir sorti deux singles l’an dernier, le jeune collectif sort ici un premier album tendu aux lyrics s’attaquant à notre vie numérique actuelle. Rien que des titres comme « I lost my Heart and my Soul in my Iphone » (interlude ambient) ou l’incisif « Tired on the Internet » sont parlants. Et si le propos peut sembler ironique, le son de Soft Spot l’est beaucoup moins, trouvant là un équilibre entre sauvagerie et installation d’un climat particulièrement hostile à la manière d’un Zao, même si parfois plus accessible (« Land of Silence and Darkness » ou la fin de « Tired on the Internet » où l’on a un discret accompagnement atmosphérique à l’arrière-plan).
Une recette d’émotions à vif, de chaos et d’atmosphères plus sombres que nombre de groupes dans le rayon faisant de ce premier effort une excellente surprise. Bref, pas de méprise « patronymique » au final, un nom à découvrir de toute urgence !
Soft Spot
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