Autrefois projet solo d’un certain Scott Martin (crédité ici en tant que Scott M.), Worm Altar deviendra peu après un duo puis un trio avec l’arrivée l’an dernier du bassiste de Come To Grief (qui rappelons-le est un groupe contenant quasiment le line-up de Grief) puis celle cette année d’un second guitariste (provenant de chez Shabti, groupe de death progressif). Le groupe ayant son line-up ainsi amélioré, il est temps pour le quartet de Portland de sortir son premier album.
Pillars of Eternal Dusk nous entraine dans un death/doom aux atmosphères bien putrides, suffocantes mais pas trop. Des growls ultra profonds et monstrueux de son vocaliste aux riffs tellement écrasants délivrés tantôt au ralenti, tantôt de façon plus exaltée (« Watchers of the Gate », le final de « Virescent Fire »), Worm Altar ne fait pas de chichis et délivre tout ce qu’on attend dans le genre.
A la manière d’un Grave Upheaval, d’un Mortiferum ou encore d’un Spectral Voice, ce premier album alterne pesanteur et vitesse (pour le style) avec notamment une double-pédale très présente. Et si certains groupes du genre visent l’inconfort et le dégoût, ce n’est curieusement pas le cas pour Worm Altar qui nous fait entrer de manière très « agréable » (pour le style, encore une fois) dans son univers caverneux sachant délivrer quelques phases mélodiques du meilleur goût. Une très solide découverte.
Worm Altar
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