Dehumanizing Itatrain Worship – 二次元コンプレックス 2D Complex
Chronique Anime Brutal Death Metal

Dehumanizing Itatrain Worship – 二次元コンプレックス 2D Complex

beunz
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Auteur
11 juillet 2026
il y a 2 mois
9,928 vues
Année de sortie
2026
Note

Aussi étonnant que ça puisse paraître, il existe une scène mélangeant brutal death metal et anime, des groupes détournant ces dessins animés pour en faire une version sanglante. C’est le cas pour Dehumanizing Itatrain Worship, groupe chinois officiant depuis douze ans et qui a pour imagerie Love Life! School Idol Project Series, série mettant en […]

Dehumanizing Itatrain Worship – 二次元コンプレックス 2D Complex

Aussi étonnant que ça puisse paraître, il existe une scène mélangeant brutal death metal et anime, des groupes détournant ces dessins animés pour en faire une version sanglante. C’est le cas pour Dehumanizing Itatrain Worship, groupe chinois officiant depuis douze ans et qui a pour imagerie Love Life! School Idol Project Series, série mettant en scène un groupe d’écolières qui – si j’ai bien compris – se transforment en idoles pour lutter contre la fermeture de leur école. Un manga plutôt mignon à l’origine devenant donc bien gore entre les mains du groupe (il suffit de jeter un œil aux covers pour le remarquer).

Pour son second long-format (le premier Otakuslam​♡​Animecide datant de 2023), le quintet s’amuse encore une fois derrière son extrême brutalité. Alliant pig squeals déments et technique supersonique (à base notamment de blastbeats fulgurants), la recette du groupe est frontale et ravageuse, elle s’inscrit dans la lignée de groupes comme Vulvodynia ou Ingested. Cependant, il trouve de quoi aérer son propos en calant plein de passages incongrus entre le solo lumineux de « Slamonogatari », le côté kawaï de « 苦痛昇天 » ou encore l’inattendu piano de « Utsushiyo » qui viennent contraster cette alliance de beatdown et de gras supersonique (comme sur le varié « Song Of The Neet » où l’on retrouve le tchèque Matt Yakesh de No Face No Case).

Pour le reste, le slam/death technique et moderne d’apparence bas du front parvient à s’assimiler grâce à une teneur groovy omniprésente ainsi que quelques envies mélodiques comme sur « Yomi » (titre contenant un surplus d’atmosphères prenantes entre deux breakdowns, et un invité en la personne d’Alan Grnja de Distant). Et même si les premières écoutes semblent fastidieuses (surtout à cause des vocaux de Zhang, passant de shrieks stridents à des growls bien épais), DIW tire son épingle du jeu en parvenant à nous entrainer dans son délire, sonnant un peu comme une version jusqu’au-boutiste de Darko US (délesté de ses passages mielleux).

Une curiosité exotique qui ne lésine pas sur la violence, parfois exagérément (« Twisted Light » qui fait sourire à chaque fois tant il sonne dément). A tester même si vous n’y connaissez rien en anime ou en brutal death, celui de DIW demeurant étonnamment catchy.

Genre selon le Chroniqueur

anime brutal death metal

Catégories

Famille/Genre

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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