Bleeding Through + Cult of Luna + Disphoria – 09 février 2005 – Espace Curial – Paris

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Un concert organisé par VS Prod qui au départ ne devait voir passer que les américains de Bleeding Through, mais Cult of Luna a été rajouté à la tournée et finalement le public s’est déplacé en masse pour les voir eux, sûrement parce qu’ils avaient loupé leur précédent passage à la Loco en octobre.

Les français Disphoria (http://www.disphoria.net) assuraient la première partie et ce fût une très bonne surprise, le groupe est à l’aise sur scène et leurs morceaux rendent plutôt bien, jeu carré, très travaillé.

Ils commencent par un instrumental assez post-hardcore bien sympa qui présentera un son bien nickel, la batterie en particulier sonnait comme il faut. A l’arrivée du chnateur, le déluge de décibels est lancé.

Les morceaux que j’avais eu l’occasion d’écouter ne m’avait pas donné cette impression de brutalité qui se dégage de lur musique qui me rappelle en fait celle de groupes américains comme Between the Buried and Me ou Glass Casket, dont vraiment complexe et partant un peu dans tous les sens, que ce soit deathcore, hardcore old school ou grind.

Le chanteur nous a fait quelques blagues débiles qui m’ont rappelé quelques potes « du sud », mais il nous a surtout fait une démonstration, sa voix très puissante et versatile suivant toutes les phases de la musique, entre hardcore tough, cris aigus et vrombissement ultra-grave grind.

Mais ils n’hésitent à varier vraiment leur musique, à inclure des moments très softs avec voix chantées, quelques passages limites émo avec arpèges clairs ou pouvant rappeler les Deftones.

J’ai trouve ça un peu rébarbatif à la longue, quand il y a trop de surrenchère de passages bien bourrins, surtout que leurs morceaux sont assez longs. Je pense qu’ils ont encore besoin de travailler leur composition pour nous sortir des titres plus solides et digestes mais gloablement c’est très bien fait et ce groupe est clairement à suivre.

Le groupe le plus attendu de la soirée ne prendra pas beaucoup de temps pour s’installer. Cult of Luna sont rapidement sous le feu des projecteurs, ils seront d’ailleurs filmés par 3 caméras et mitraillés par une quinzaine de photographes parfois un peu chiants.

Par rapport au concert de la Loco, on remarque que le batteur est différent. D’après ce qu’ils nous ont dit en interview, leur batteur habituel n’a pas pu être présent mais ils considèrent le batteur de ce soir comme faisant à part entière partie du groupe, une sorte de membre suppléant, mais qui s’acquitera très bien de sa tache.

Cult of Luna est un groupe particulier, surtout sur scène, il faut s’accrocher pour rentrer dans leur musique lente et souvent minimaliste, faite d’atmosphères. Les amateurs de sons puissants s’ennuieront. Mais leur musique est lanscinante et a cette faculté de mettre le public quasiment en trance, pas psychédélique mais émotionnelle, et les émotions ici sont assez sombres et froides, nordiques. Le tempo ne s’élève que rarement mais le son s’accumule et progresse jusqu’aux accès de rage qu’appuie le chanteur par ses cris profonds et

Toutes les amateurs de leur musique les voyant pour la 1ères fois ont été concquis mais je n’ai pas été le seul a trouver leur concert moins bien qu’à la Loco en octobre. Ils avaient l’air fatigué, ont fait pas mal de pains, d’incertitudes. Mais surtout le son saturé était beaucoup moins lourd, moins saisissant que sur album. D’après leurs propos récents, ils souhaitent faire évoluer leur son vers plus de post-rock et moins de hardcore donc peut-être était-ce voulu. Le fait qu’ils n’aient joué presque que de leur dernier album, Salvation, semble le confirmer.

J’ai carrément aimé, Cult of Luna reste une expérience unique en live, mais ça aurait pû être parfait.

Cult of Luna en ayant scotché plus d’un, la salle sort de sa léthargie pour passer à tout autre chose, Bleeding Through et leur thrashcore rentre-dedans et sans « trop » de conscessions.

J’aime bien leur style de musique mais je ne suis pas trop fan de leur album, que je trouve un peu banal mais ça donnait mieux en live en fait, bien joué, bien énergique, bien pro.

Le son de guitare était tout aussi brouillon que sur album, j’aime pas trop leur disto/overdrive, souvent leur riffs sont un brouhaha dont seules les harmoniques sifflantes ressortent. Heureusement il y en a beaucoup ;).

Ils joueront la plupart des titres de leur album sanglant, This is Love, this is Murderous, embrayant avec « Love Lost in A Hail of Gun Fire », 1er titre et certainement leur meilleur. Un large pit se crée immédiatement et les hardcoreux font leurs ébats, les moshs parts et les rifs thrashisants bien speed incitant au mouvement.

Il n’y a pas grand chose à dire sur leur set, qui s’est révélé égal à l’album, c’est à dire efficace mais un peu chiant au bout de quelques titres. A si, le groupe comporte une claviériste mignonne et cadavérique… mais dont l’apport musical n’est pas saisissant.

Ils joueront un nouveau titre plutôt sympa, mais d’une orientation plus mélodique, pouvant quasiment rappeler le dernier album d’Atreyu, beaucoup de passages étant chantés. On verra ce que ça donne sur ler prochain album.

Le chant clair est assez rare chez Bleeding Through, et généralement se résume à un refrain simple sur lequel le chanteur est doublé en harmonie par le bassiste à crète qui se révèlera indispensable pour leur rajouter de laß dimension.

Chacun des groupes jouera un peu moins d’une heure, Cult of Luna étaient un peu perdus au milieu de 2 groupes assez violents mais c’est bien passé. En bref, très bonne soirée mais pas parfait musicalement. L’espace Curial a encore fait ses preuves, le son était bon et l’ambiance sympa, le concert avec le plus de monde que j’ai vu là-bas.

Les interviews de Cult of Luna et Bleeding Through seront en ligne prochainement.

Merci à Moussor et [Emp].

C’est officiel (dumoins pour moi), Disphoria est mon groupe protégé!

Le groupe m’était encore inconnu jusqu’à cette date du 9 février, il ne le sera plus jamais. Le jeune quintet venu du sud de la France nous a fait
partager son set. Un set efficace, bien tenu, mené de main de maître et assez varié. Entre Poison The Well, DEP et Between the Buried and Me,

Disphoria a mis une grosse claque au public de l’espace curial. Les passages chaotiques sont assez délicieux et ont constamment ce gros son (dommage
quand même qu’il n’y ait pas plus de basse), cette lourdeur; celle-ci est encore plus palpable lors des mosh-part totalement « poison the wellesque » à
vous dévisser la tête. Les parties « emo », même si elles ne sont pas à la hauteur du reste à cause d’un chant parfois mal maîtrisé, sont toutefois
indispensables.

Le chanteur se rattrape – par la chaleur humaine qu’il transmet, aidé par son accent souriant et chaud – et par ses parties vocales criées/hurlées à
la limite d’un death survénère, à faire pâlir les polonais de Decapitated.

Disphoria a mis une grosse gifle: maîtrise technique (bravo les deux grateux), passages épileptiques (bravo la basse et la batterie),
compositions alambiquées et ficellées, présence scénique remarquable pour un jeune groupe.

Je me permets de saluer la générosité et la prestation totalement habitée du guitariste à la droite de la batterie (pour lui), il m’a mis des frissons dans le dos!

Sinon seul « gros » défaut: à la dernière chanson, époustouflante (!!!), le groupe aurait du s’arrêter sur le passage apaisé et ne pas repartir sur le dernier jet lancé par le break « festif » qui a, pour ma part, cassé la fin du set qui était pourtant magistrale.
Lorsque Cult of Luna s’annonce, le devant de la scène se noircit de monde. Une partie du public n’était là que pour eux, et cela se sentait. Alors qu’ils passent en tête d’affiche à la loco, il est tout de même étrange de les voir ouvrir pour un groupe comme « Bleeding Through » et dans une telle salle. Bref, ne boudons pas notre plaisir, cessons de faire la fine bouche. Cult of Luna est devant nous ce soir et cela se savoure.

Mais bizarrement c’est un groupe nerveux qui s’installe sur scène. C’est surement cette nervosité qui a valu les quelques pains du début de concert.

Le son était évidemment moins bon qu’à la loco mais toujours de bonne facture, et l’on se doit de souligner le travail de leur ingénieur du son.

On regrettera qu’un des guitariste soit resté dans l’ombre, faute de spots suffisants. Nous avons eut droit à une bonne part de « salvation », avec un « Leave Me Here » devenu un classique du groupe, mais aussi des titres de « The Beyond », avec le standard du groupe, « Watchtower ».

Les suédois ont enchanté la salle et l’ont transportée là où ils voulaient, c’est-à-dire très loin. Le set a connu des sommets d’intensité rares. Le paroxysme a été atteint lorsque « Crossing Over » s’est terminé. A cet instant le public est resté muet, totalement subjugué. J’aurais voulu exulter,
pleurer, ou je ne sais quoi. Je ne savais même pas si j’avais le droit d’applaudir, si j’avais le droit de rompre le charme. L’ambiance dans la salle, tout comme mon sentiment, était indéfinissable. Quelque chose de réellement magique s’est passé ce soir. Déception immense lorsque le groupe
a quitté la scène pour ne plus rejouer et ne revenir que pour débrancher son matériel.

Ce fut trop court… encore, encore, s’il vous plaît encore…

jonben

Chroniqueur

jonben

Krakoukass et moi avons décidé de créer Eklektik en 2004 suite à mon installation à Paris, alors que disparaissait le webzine sur le forum duquel nous échangions régulièrement, ayant tous deux un parcours musical proche entre rock et metal, et un goût pour l'ouverture musicale et la découverte perpétuelle de nouveautés. Mes goûts se sont affinés au fil du temps, je suis surtout intéressé par les groupes et styles musicaux les plus actuels, des années 90s à aujourd'hui, avec une pointe de 70s. J'ai profité pendant des années des concerts parisiens et des festivals européens. J'ai joué des années de la guitare dans le groupe Abzalon. Mes styles de prédilection sont metal/hardcore, death technique, sludge/postcore, rock/metal prog, avec des incursions dans le jazz fusion et le funk surtout, depuis une île paumée de Thaïlande. 

jonben a écrit 500 articles sur Eklektik.

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