Funeral For A Friend – Hours

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Style: emocoreAnnee de sortie: 2005Label: Warner

Funeral For A Friend se sont fait remarquer en 2002 avec 2 EP qui les posèrent directement comme le meilleur représentant anglais d’un style à l’époque 100% américain, l’emocore : rage du hardcore et riffs thrashy popisés, mais le tout en version plus mélodique et gentille, et pour le côté émotionnel, voix claire de jeunôt en mal d’affection.

Leur signature chez Warner fit craindre à beaucoup un changement de cap pour le premier album du groupe, Casually Dressed and Deep in Conversation. Au final, ils s’en sortirent honorablement avec beaucoup de titres des Eps réenregistrés et quelques nouveaux morceaux pas mauvais, mais leur musique y perdit en spontanéité, le rouleau-compresseur de la production « made in major » lissant le tout dangereusement.
Une partie des fans des débuts renièrent le groupe mais le succès commercial arrive rapidement et Funeral for a Friend devint une des figures de proue du rock anglais et marcha même bien outre-atlantique.

Ce succès ne pouvait qu’encourager le groupe à continuer, mais malheureusement dans le mauvais sens pour leur 2ème album, Hours.

On avait pu entendre prématurément le single « Streetcar »… si c’était le meilleur morceau qu’ils avaient à nous proposer il y avait de quoi se faire du souci. L’album commence pourtant assez bien avec un « All The Rage » énergique, porté par des riffs de guitare typiques émo/metalcore des plus réussis. Ce morceau est pas mal mais la suite est une dégringolade sans retour. Comme souvent, ce début d’album concentre les seuls morceaux corrects de l’album, aucun des titres suivants ne venant rehausser le niveau général (bon j’exagère).

On est loin du niveau des Eps, si rafraîchissants à l’époque, et le tout est d’un mollasson fatigant. Le pire est le prévisible retrait quasi total des voix hurlées du batteur qui assurait un contraste intéressant avec celle du chanteur sur leurs cds précédents. Ne reste que la voix de Matt Davies lissée au possible, typique d’un générique émo bas-de-gamme, presque sans nuances.

Le gros problème est cette voix plate, car les guitares forment des riffs bien speed souvent bien trouvés comme sur « The End of Nothing » (le seul morceau vraiment valable de l’album et aussi le plus metalcore) mais plus l’album avance, plus on s’ennuie, abus de refrains passe-partout aux mélodies banales sur fond de riffs à accords simplets, et surtout sur-abondance de ballades mielleuses qui s’excitent à peine après le premier refrain. On croit vraiment avoir à faire à un énième suiveur de vague, surtout que le groupe n’a vraiment plus rien d’anglais, même leur artwork fait amerloque à plein nez.

Bref cet album c’est quelques riffs de guitare bien foutus, mais on est toujours bien loin du glorieux « The Art of American Football », et gachés par une noyade dans un océan de guimauve insipide. Bref pas terrible, rien de marquant. Le pire est que l’album marchera et que le groupe n’aura même pas l’occasion d’avoir à se remettre en question, pourtant le potentiel était là.

  1. all the rage
  2. streetcar
  3. roses for the dead
  4. hospitality
  5. drive
  6. monsters
  7. history
  8. recovery
  9. the end of nothing
  10. alvarez
  11. sonny
jonben

Chroniqueur

jonben

Krakoukass et moi avons décidé de créer Eklektik en 2004 suite à mon installation à Paris, alors que disparaissait le webzine sur le forum duquel nous échangions régulièrement, ayant tous deux un parcours musical proche entre rock et metal, et un goût pour l'ouverture musicale et la découverte perpétuelle de nouveautés. Mes goûts se sont affinés au fil du temps, je suis surtout intéressé par les groupes et styles musicaux les plus actuels, des années 90s à aujourd'hui, avec une pointe de 70s. J'ai profité pendant des années des concerts parisiens et des festivals européens. J'ai joué des années de la guitare dans le groupe Abzalon. Mes styles de prédilection sont metal/hardcore, death technique, sludge/postcore, rock/metal prog, avec des incursions dans le jazz fusion et le funk surtout, depuis une île paumée de Thaïlande. 

jonben a écrit 502 articles sur Eklektik.

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8 Commentaires

  1. fewz says:

    un emoband est mort…

  2. Pierre says:

    Perso g eu du mal o début, mais une fois kon multiplie les écoutes on ne le lache plus, c pas un album ki restera ds les anales mais il est bon, suptile comme ts les groupes anglais…

  3. Bru says:

    c’est sûr que les premiers EP sont loin (ahlalala), mais ce CD reste quand même au dessus de la guimauve emo actuelle!!!Roses for the dead, Hospitality,Monsters son quand même de bons titres.

  4. Bru says:

    Pour la voix, c’est incompréhensible, elle était tellement bien sur les EP, à croire que la production la lisse volonatairement ou que matt davies a mué???

  5. jonben jonben says:

    « The End of Nothing » est vraiment un très bon titre, mais c’est le plus « metal », ils auraient aussi pu faire de bonnes ballades sans qu’elles soient aussi mièvres. Dommage pour la voix, surtout que je l’aimais bien sur les précédents.

  6. wakos says:

    Je me suis assez ennuyé durant l’écoute de ce CD. Il faudra que j’y rejette une oreille à l’occas’ mais en ce moment c’est Beecher (breaking the 4th wall) & Overmars (groupe de Lyon vraiment excellent) qui tournent à fond dans ma chaîne …

  7. chan says:

    ca veins au bout du plusieurs écoutes je pense, c’est vrai qu’il est un peu linéaire, mais ya des passages vraiment bien foutus…
    j’aime bien moi…

  8. Pierre says:

    Parceque t as un bon maitre qui te pretes de bons cds…

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