Side-project de Nicolas Exposito (leader de Landmvrks), Moonball s’éloigne drastiquement des envies néo metalcore de son groupe principal. En effet, il est ici question de rock alternatif et de grunge, avec des influences annoncées du côté de Nirvana, Basement ou encore Superheaven. Faisant suite à Mysteryland (2023), Parallel Frame est un second EP au contenu varié et accrocheur.
Dès l’introductif « The Mirrors I’ve Made », on ressent là le côté US de leur rock, facile d’accès et catchy. Moonball y ajoute plus de muscles sur « Echoes » avec son gros refrain « Nirvanesque » immédiatement mémorable avant d’enchainer sur « Seahaven » (en hommage au groupe du même nom ?) qui sonne, lui, du côté de Paerish, soit une alliance de sensibilité et de pêchu.
« Dying To Know » va parla suite certainement en calmer pas mal, Moonball allant ici dans un punk hardcore bien radical avec vocaux plein de saturation pour 43 secondes survoltées (on en aurait bien pris un peu de rab !). Enfin « Shifting Shadows » vient conclure du côté soft d’un Basement mixé à du Balance And Composure, bref du côté emo de la force, ce avec une efficacité toujours au beau fixe.
Malgré son aspect patchwork dû à leurs multiples influences, Moonball parvient à former un tout émotionnel et cohérent ayant pour thématique le syndrome d’Alice au Pays des Merveilles, un trouble neurologique altérant la perception de l’espace, du temps et de soi. Un cocktail d’influences, très ouvertes mais plutôt bien digérées, qui devrait aisément séduire les nostalgiques comme les amateurs de rock US dans toute sa variété…
- The Mirrors I’ve Made
- Echoes
- Seahaven
- Dying To Know
- Shifting Shadows
Moonball
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