Lyzanxia – Unsu

2 Commentaires      1 342
Style: thrash deathAnnee de sortie: 2006Label: Listenable

Trois ans après l’excellent Mindcrimes, le groupe des deux frères Potvin, Lyzanxia, revient sous les feux de la rampe avec un nouveau méfait, Unsu. Autant tuer le suspense tout de suite, les deux frangins n’ont pas mis d’eau dans leur vin, et nous livrent une cuvée 2006 très proche de la 2003. On retrouve dans ce Unsu bien des saveurs qui faisaient toute la qualité de Mindcrimes, ainsi que le même Fredrick Nordstrom derrière la console.

Le riffing thrash caractéristique du groupe est toujours présent, et Unsu permet à Lyzanxia de développer un peu plus son style, alors qu’au début de sa carrière, on aurait pu leur reprocher de se borner à singer Megadeth. Les deux frères se partagent les parties de guitares, mais également les vocaux, encore une caractéristique propre au groupe. Ceux-ci sont très variés, allant des voix claires mais criées aux vocaux death tout en passant par les hurlements de caniche auquel on aurait marché sur la patte, chers à nos amis coreux. L’utilisation de deux voix, véritable marque de fabrique, offre un rendu excellent, car sur les parties agressives, on a vraiment l’impression d’être pris entre deux feux. Toutefois, si j’avais un reproche à faire à ce disque, ce serait peut-être que ces vocaux ont parfois tendance à prendre le pas sur les riffs, qui sont tous excellents : une écoute de l’album en se concentrant uniquement sur les riffs est indispensable. Parfois on aurait aimé trouver un peu plus de mélodie, qui faisait toute la saveur de Mindcrimes et surtout d’Eden, dans ce UNSU.

L’apport des deux petits nouveaux, (Vins Perdicaro à la basse et le cogneur Clement Decrock à la batterie) sans être révolutionnaire, est d’un niveau tout à fait correct et tient parfaitement la route. Il est toutefois dommage de constater que, hors ses deux membres fondateurs, Lyzanxia n’arrive pas à stabiliser son line-up.
En complément de la puissance des guitares et de la session rythmique, on trouve quelques parties aériennes bien senties notamment grâce à l’ajout de nappes de claviers éthérées. Ceci ménage à l’auditeur quelques plages de répit entre les parties plus agressives.

Fredrick Nordstrom a bien Èvidemment su donner au groupe un son massif, qui n’a bien sûr rien à envier aux meilleures productions nordiques.

Au final on obtient un thrash énervé et efficace, moderne et entraînant. On pourra le trouver néanmoins répétitif et sans doute assez proche de ce que le groupe faisait sur Mindcrimes, mais Lyzanxia nous livre un troisième album solide et efficace, peut être pas encore assez pour être un leader de la scène, mais tout à fait suffisant pour être une valeur sûre.

  1. wise counselor
  2. path blade
  3. ache power control
  4. early phases
  5. strength core
  6. bled out
  7. unsu
  8. x – modification
  9. tedium
  10. answer fields
Angrom

Chroniqueur

Angrom

Comme pas mal de gens, c'est par mon paternel que me sont venues bon nombre de mes émotions musicales. Éclectique en diable, mon daron, m'initia à la musique classique et rock essentiellement. Beatles, Rolling Stones et Elton John essentiellement furent parmi les premiers artistes à retenir mon attention. Imaginez ma stupeur quand un ami se présenta un jour chez moi avec des disques d'un groupe anglais, arborant une mascotte qui a l'époque m'avait paru horrible, mais me fascinait. Il s'agissait bien sûr d'Iron Maiden, dont je devins assez vite fan, intégrant ainsi un peu de métal dans mes écoutes, qui, à l'époque, suivaient plutôt la mode du moment. Metallica, Megadeth, Iggy Pop vinrent compléter ma collection d'artistes un peu plus péchus. Arrivé en école d'ingénieurs, un voisin de palier, voyant quelques disques de métal dans ma (encore petite) discothèque, essaya de m'entraîner du "côté obscur". Bien lui en prit, rétrospectivement. À l'époque, en 1998, Angra était au top, et c'est par ce moyen qu'il réussit son coup, me faisant sombrer dans une période heavy-speed, dont je ne garde plus grand chose aujourd'hui (mis à part Edguy et les trois premiers Angra). Une fois le poisson ferré, il passa à la vitesse supérieure en me passant des disques de Dream Theater. Coup de cœur direct pour Images And Words, un peu plus de mal avec Awake, mais la sortie de Scenes From A Memory en 1999 et plusieurs petits détails contribuèrent à faire de ce groupe un de mes groupes favoris, ce qu'il est encore aujourd'hui (une vingtaine de concerts au compteur). Suivant le groupe et tous ces side-projects c'est par Transatlantic que je m'intéressai aux groupes de rock progressif : Spock's Beard, Marillion, The Flower Kings, puis les grands anciens : Yes, Genesis (je considère encore aujourd'hui la période d'or de Genesis comme un des trucs les plus géniaux qu'on ait jamais écrit en musique), Rush (mon groupe n°1), plus récemment King Crimson. Sorti de l'école, je rencontrai sur Rennes la troisième personne à l'origine de mes grands tournants musicaux. Mon troisième maître m'initia aux sonorités plus saturées du death metal et du thrash qui pousse. L'éducation ne se fit pas sans mal, mais j'ai actuellement une discothèque de métal extrême bien fournie, que j'apprécie énormément. .J'en profitai pour découvrir un des groupes français les plus novateurs : SUP. Ou j'en suis aujourd'hui ? Sans doute un mix de tout cela. J'ai succombé également aux sirènes du rock alternatif (Tool, The Mars Volta, Porcupine Tree, Dredg). Je conserve quelques bases heavy que je ne renie pas (Judas Priest, Ozzy Osbourne, Alice Cooper), et j'écoute beaucoup de métal progressif, si tant est qu'il s'éloigne de la technique pour la technique (Pain Of Salvation, par exemple). La trentaine a été également l’occasion de s’intéresser au Jazz, plutôt les classiques « hard bop », mais je ne crache pas sur une petite nouveauté à l’occasion. Je voue également un culte sans limites à Peter Gabriel et à Frank Zappa, hommes à la personnalité fascinante et musiciens expérimentateurs !

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2 Commentaires

  1. jéjé says:

    en lisant la chronique de lycosia, par association d’idées, je me suis remis à penser à Lyzanxia dont j’avais adoré Mindcrimes…et boum trois jours plus tard Angrom qui nous livre la chronique du nouvel album… tout ça pour dire merci Angrom, en fait…

  2. Angrom Angrom says:

    De rien :) (ils m’ont forcé à la faire)

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