Magicrays – Off the Map

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Style: pop rockAnnee de sortie: 2007Label: Gentlemen Records

Après avoir foulé le sol de l’Arizona pour l’enregistrement de leur précédent album On the shoreline (dont la chronique est disponible sur ce site), cette fois-ci, c’est à Bristol, plus précisément au Toybox Studio, que les Magicrays ont retrouvé le producteur John Parish pour la seconde fois afin de mettre en boîte leur quatrième album.
La première chose qui frappe une fois la galette insérée, c’est le son résolument plus rock et chaud qui colle parfaitement aux nouvelles compositions du groupe, et qui arrive à créer cette fois-ci une parfaite symbiose entre les instruments et la voix de Raphaël Enard.
Pour ce qui est de la musique, le groupe continue à nous balancer des titres toujours aussi riches en mélodies et en refrains entêtants, oscillant entre Radiohead, Coldplay, voire Muse par moments, et semble avoir gagné en assurance. C’est en effet la sensation qu’a l’auditeur lorsqu’il découvre ce nouvel opus résolument plus rock et « débridé » que son prédécesseur.

Les guitares saturées se font moins timides que sur On the shoreline, mais déboulent toujours au moment opportun et viennent soutenir une voix toujours aussi magnifique et chargée d’émotions.
D’entrée de jeu, on retient l’excellent triptyque «Marks», «Off», «The map» qui défile sans que l’on se rende compte qu’il s’agit là de trois morceaux différents et qui vous refileront la chair de poule lors de certains passages.
Puis par la suite, on se laisse amadouer par les mélodies imparables de «Turn insight into action», par l’ambiance bluesy et lancinante de «The green river», et il en va de même pour la quasi-totalité des titres présents sur cet album. Je dis la quasi-totalité, car j’ai en effet un petit peu de peine avec le trop commun «9 :21» qui fait un peu pâle figure à côté du reste, mais qui se laisse écouter. Il en va de même pour «Dragonshield » qui, malgré une certaine fraîcheur et un très bon côté mélodique, peine un peu à décoller et mettra un peu plus de temps à se dévoiler à l’auditeur.
L’hypnotisant «Hold your horses» y est peut être pour quelque chose, car il me semble assez difficile de donner suite à ce magnifique morceau qui atteint son apogée un peu avant la deuxième minute, avant de se terminer sur un passage à la fois touchant et débordant de mélancolie.
«Twilight descent» et ses guitares énervées vient nous donner un bon coup de pied aux fesses et nous remuer une dernière fois avant de faire place à l’ambiance feutrée et bien plus intimiste du frissonnant «Heartburn».
Quelques notes d’orgue, une voix douce et chaleureuse, c’est «Rotten flowers» qui clôt cet album telle une berceuse qui vous inviterait à rejoindre les bras grands ouverts de Morphée.
La bulle a éclaté, maintenant il faut retourner à la réalité et délaisser ce confortable cocon que l’on se sera confectionné au cours des quarante trois dernières minutes. Autant vous dire qu’il va falloir faire chauffer la fonction REPEAT de votre chaîne, car une fois qu’on y a gouté, il devient difficile de passer à côté d’une – voire deux –, écoutes quotidiennes.

Deux ou trois bonnes écoutes vous seront nécessaires afin de pleinement profiter de ces onze nouvelles compositions qui regorgent de petits détails, d’arrangements vraiment bien pensés, d’une bonne dose d’ingéniosité, et confirment que le groupe Lausannois possède un certain don pour nous pondre des compositions bétons qui font mouche quasiment à tout les coups.
Je ne peux que vous conseiller de vous intéresser au cas Magicrays par le biais de cet album qui est de loin le plus réussi et le plus abouti en date. Malgré une petite – voire minuscule –, perte de vitesse sur deux morceaux, il n’y a clairement rien à jeter sur cette production. Les titres défilent et l’auditeur n’a pas d’autre choix que de se laisser happer par ce puzzle de mélodies, de refrains entêtants, et de guitares chaleureuses. La section rythmique danse la valse à merveille et est bien plus mise en avant que par le passé, alors que quelques notes d’orgue viennent saupoudrer quelques passages ça et là.
A cela vous ajoutez une production très « vintage » qui colle à merveille aux compositions et vous obtenez un excellent disque qui mérite franchement qu’on se penche dessus, que l’on soit amateur de rock, de pop, ou des groupes précités.

Merci Messieurs.

  1. the green river
  2. turn insight into action
  3. marks
  4. off
  5. the map
  6. 9:21
  7. hold your horses
  8. dragon shield
  9. twilight descent
  10. heartburn
  11. rotten flowers
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Commentaire

  1. Zurb says:

    à noter qu’un album de remixes est sortit la semaine passée, il s’agit de l’album « Take Me Home » (2002) remixé dans son intégralité par Kid Chocolat, Magicrays, Aster oh, Dirty Throat, Les Poissons Autistes, Dunlop, Trivial Kid, Opak, Quasimix, Seychal-Mills, Consor et Paramotion.

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