Album après album, Hundredth poursuit sa mutation, affichant une volonté claire de ne jamais se répéter. On va refaire l’historique rapidement: des débuts du côté du hardcore, un virage shoegaze/dreampop avant une dernière mouture electro synth/pop sur Somewhere Nowhere (dernier album en date – 2020). Faded Splendor voit donc Hundredth poursuivre dans leur optique pop, encore plus ouverte qu’auparavant.
Constellé de morceaux immédiats et catchy où la voix de Chadwick Johnson mène les débats, ce nouvel album est juste déconcertant de facilité. Pas dans le mauvais sens du terme s’entend, simplement chacune de ces compos pourrait parfaitement passer en heavy rotation sur une radio pop/rock tant chaque mélodie se révèle mémorable. Avec d’évidentes réminiscences de chez The Killers (sur « Dark Side » notamment), Faded Splendor aligne les tubes en puissance, n’hésitant pas à caler de la guitare acoustique dans sa recette (« Waste », « Dazzle » et « Faded Splendor » tous trois très réussis) sans qu’aucun sentiment de mièvrerie ne vienne déranger l’écoute (on l’effleure tout de même parfois).
Passant du dynamique (l’excellent « Blur ») à du plus intimiste (« Glimmer »), Hundredth fait bien ce qu’il veut, se passant même désormais de label. Alors certes, comme dit dans mes précédentes chroniques, leur background hardcore n’a jamais été si loin mais c’est au profit d’une jolie pop trois étoiles.
- Curve
- Big Love
- Dark Side
- All The Way
- Blitz
- Waste
- Blur
- Glimmer
- Dazzle
- Faded Splendor
Hundredth
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