Il aura fallu attendre quatre ans pour que Tendinite nous livre une suite à son premier album Neither/Nor (même si le groupe rémois aura aussi participé à un split avec Demon Juice en 2024), ça fait un peu long pour un groupe habitué à livrer des nouveautés chaque deux ans (maximum). Le power trio en aura profité pour signer entretemps (entre autres) chez les très bons The Ghost Is Clear Records (Canyons, dont je vous ai parlé récemment) et faire maturer un son plus épais à son noise/punk/garage.
Doté d’une tonalité beaucoup plus sombre que leurs précédentes livraisons, ce second album n’a pourtant que très peu modifié l’angle d’attaque de Tendinite proposant toujours des compos endiablées aux rythmiques rock’n’roll à l’ancienne tandis que les vocaux sont toujours dans la réverb. Ce qui change, c’est donc le grain et l’entrain s’étant fortement assombris. Portant plutôt bien son nom, The Great Depression s’oriente davantage vers ce qui s’apparente à du post-hardcore via des passages plus progressifs et atmosphériques (« The king and the clown », « Still grow ») venant contraster leurs attaques entre noise et garage.
Des envies plus larges qui n’empêchent pas la frénésie rock’n’roll d’être toujours le point d’orgue pour Tendinite qui parvient à faire mouche à chaque fois au détour d’un riff ou d’une ligne de basse (toujours hypnotique). Un nouvel album venant renouveler le son du groupe (qui soufflera sa dixième bougie l’an prochain) avec réussite et qui se révèle sans conteste comme leur meilleur.
Tendinite
Tendinite
il y a 9 moisMerci !
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